Déploiement de balises satellites sur 2 tortues vertes de la Baie de Malendure
Jeudi 24 octobre 2013, plage dite de « Petit Malendure », l’équipe est au rendez-vous fixé à 7 heures. Une caisse de bois a été installée dans le sable, prête à accueillir les tortues qui seront plus tard capturées par l’équipe de pêcheurs professionnels à la senne. Le ciel est chargé et l’équipe impatiente de commencer. Les saintoises arrivent, les visages s’éclairent. La phase de capture va pouvoir commencer. L’objectif de la journée est de poser deux balises satellites sur des tortues vertes s’alimentant dans la baie, afin de mieux connaître leurs déplacements et comportements en plongée dans le cadre du programme SEATAG 2.13.
Un premier coup de senne se solde par un échec : les tortues de la baie, pourtant nombreuses, ont échappé à cette tentative sous la pluie battante. Le second sera plus fructueux après un repérage en palmes-masque-tuba par les membres du Réseau présents. Trois tortues sont alors capturées : deux seront mesurées, pesées puis remises à l’eau rapidement, sous les yeux des enfants tout juste arrivés. La troisième, de taille raisonnable pour recevoir une balise satellite, sera placée dans la boîte tandis que les pêcheurs tentent un troisième coup de senne. Un des bénévoles capturera manuellement la tortue, de taille adéquate.
Les manipulations peuvent commencer vers 11h30 : une première balise est posée sur « Loanne », tortue de 47 kg pour 71,5 cm de longueur courbe de carapace (CCL). La seconde équipera « Robinson », individu de 48 kg pour 72 cm de CCL. Après séchage des dispositifs, les tortues seront baguées puis pesées, avant de rejoindre la mer vers 14h sous les yeux du public présent en nombre, parmi lequel des élèves de l’école hospitalière du CHU de Pointe-à-Pitre et du collège de Gourdeliane (Baie-Mahault). Ces derniers avaient participé en février dernier au concours de dessins pour inspirer le logo de l’opération.
« Loanne » et « Robinson » ont transmis leurs premières localisations. Grâce à ces balises, les profondeurs et durées de plongée sont enregistrées, et la position de l’animal est transmise quand il fait surface, si la détection des satellites est bonne. Si la durée de vie des batteries le permettent, les balises pourront émettre plusieurs mois, voire une année, si aucun aléa ne vient contrarier leur adhérence à la carapace de leur hôte. La balise de « Gourdeliane », par exemple, posée à Petite-Terre en mai dernier, n’avait transmis des informations que pendant trois mois. La tortue a été revue par un des gardes de la Réserve depuis, sans sa balise, mais impossible de dire ce qui s’est passé. Cette perte est d’autant plus dommage que la récupération des balises permet d’accéder aux données enregistrées dans le dispositif, et de recycler l’appareil après un simple changement de piles !
Les transmissions de ces deux nouvelles « balisées » seront rapportées si tout va bien sur ce site par le biais d’un lien dans les prochaines semaines. Espérons qu’elles apportent autant sinon plus d’informations que les deux individus équipées en 2010 à Malendure, analysées dans le cadre de la soutenance de Master d’Eric Delcroix, tenue en septembre dernier. Pour en savoir plus sur les objectifs du projet complet, téléchargez ici le dossier de presse de l’opération. Merci à tous les partenaires techniques et financiers, aux bénévoles, et à tous les supporters présents ou à distance, de ce projet « à suivre »…




