Saison de ponte 2018 : mode d’emploi

Ca y est, les premières traces de tortues luth ont été observées ! La saison 2018 est donc officiellement lancée, en espérant qu’elle soit riche en pontes et en observations.

Le suivi des pontes sur les plages commence lui aussi. Une première réunion a eu lieu pour s’accorder sur les protocoles et l’organisation, à destination de tous les acteurs du RTMG. Si vous souhaitez participer aux suivis, en fonction de votre lieu de résidence vous pouvez contacter le référent de votre secteur, qui vous indiquera les besoins et la marche à suivre. En complément, le protocole de suivi des pontes sur l’archipel à destination des volontaires, pour la saison 2018 : Carnet_SuiviPonte_2018

Si vous avez la chance d’observer une ponte, n’oubliez pas la charte de bonne conduite, afin de ne pas perturber la tortue. Et pour des sorties d’observation respectueuses et instructives, n’hésitez pas à faire appel aux prestataires partenaires du réseau.

Merci à toutes les associations, institutions et bénévoles toujours mobilisés et actifs sur les plages !

Une école de Saint Claude à la découverte du littoral et de ses différents paysages

Pour faire prendre conscience de la diversité du littoral guadeloupéen et de son caractère instable, l’école Saint Joseph de Cluny a décidé de monter un projet éducatif pour ses CP, CE1 et CE2. Plusieurs sorties ont été programmées sur l’année scolaire, pour apprendre à observer et apprécier son littoral, en partenariat avec le Parc National.

Elément incontournable des plages de Guadeloupe, les tortues marines ont fait l’objet d’une matinée complète d’animations, avec la présence de l’association Evasion Tropicale, du PNG et de l’ONF. Au programme, un conte sur le sauvetage d’une tortue, la découverte de leur milieu de ponte et du travail des associations, la reconnaissance des différentes traces, les caractéristiques de chaque espèce et une course en relai pour aller pondre et revenir à la mer, en évitant mangouste, déchets, chien et lumières : un vrai parcours du combattant !

De quoi contribuer à changer le regard des enfants sur leur environnement, et donner l’envie d’agir en jeune citoyen responsable.

Réunion d’information pour le début de la saison de ponte 2018 !

Le début de la saison de ponte 2018 approche à grands pas, et avec lui le début des suivis.

L’équipe d’animation propose donc à toutes les personnes intéressées pour participer aux suivi des pontes sur les plages de participer à une réunion d’information. Celle-ci aura lieu le mercredi 7 mars à 17h30, sur le site de la DEAL Dothémar, aux Abymes. Le site étant sécurisé, nous vous invitons dans la mesure du possible à arriver en avance (à partir de 17h) et jusqu’à 17h30 au maximum, car la porte d’accès principale se ferme automatiquement.

A l’ordre du jour, rapide présentation du RTMG et de son fonctionnement, information sur le protocole de suivi des pontes retravaillé avec les scientifiques spécialistes du domaine, organisation et points divers sur les procédures.

N’hésitez pas à venir vous renseigner et échanger avec les membres du réseau !

La mer en fête à Marie Galante

L’Association des Marins et des Amis du Pays de Marie Galante (AMAPMG) organisait, les 20 et 21 janvier, la fête de la mer de Marie Galante.

Au programme, un village des pêcheurs le samedi, avec expositions, dégustations, jeux et stands d’information sur les tortues, mais aussi sur la gestion des déchets, les techniques de réalisation de nœuds, la présentation des activités de l’association. Le dimanche était consacré à la messe des marins et à la procession, suivis d’un repas de clôture.

Une belle occasion pour le RTMG de parler des tortues marines et de leur préservation. La journée a permis de sensibiliser un public varié, entre habitants, enfants et touristes, sur l’île accueillant quelques uns des plus gros sites de ponte de l’archipel guadeloupéen.

Étude sur les herbiers de Malendure

Une thèse est actuellement menée par Elisabeth Whitman à l’université de Floride, sur l’écologie comportementale des tortues vertes en alimentation et ses implications pour la dynamique de l’écosystème marin et l’invasion d’Halophila stipulacea.

Dans le cadre de ses recherches, Elisabeth s’est rendue plusieurs fois en Guadeloupe pour faire des suivis sur la plage de Malendure. Suite au cyclone Maria qui a touché la Guadeloupe en septembre, un suivi des tortues et des herbiers de la baie a été organisé. Pendant une semaine, des volontaires et des agents du PNG, de l’ONF et de la DEAL se sont relayés sur le terrain pour compléter l’équipe de l’université de Floride et collecter des données en PMT. Le long d’un transect de 500m à partir du bord, chaque tortue croisée faisait l’objet d’un relevé, avec sa position GPS, son activité et la présence ou non d’herbier autour d’elle, et si oui quelles espèces le composaient.

Grâce à la comparaison de ces données avec celles de 2016, il a été possible d’observer un changement de distribution des tortues, possiblement corrélé à la disparition des herbiers dans les eaux peu profondes. Une publication scientifique sur le sujet est en cours de rédaction. A suivre donc.

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Soirée de clôture de la saison de ponte

Le rythme des suivis sur les plages se ralentissant nettement avec la fin de l’année, et après une saison bien mouvementée, l’animation du PNA a eu le plaisir de convier l’ensemble des bénévoles du réseau tortues marines de Guadeloupe impliqués dans le suivi des pontes à une soirée de bilan et d’échanges.

Ce vendredi 8 décembre, une trentaine de bénévoles ont répondu présent pour partager leur ressenti sur le déroulement de la saison, récupérer des supports de communication et profiter d’un apéritif convivial sur le site de Montebello, en présence de l’équipe d’animation et des agents ONF référents tortues marines. Merci à tous ceux qui ont pu faire le déplacement, pour les échanges constructifs et la bonne humeur !

Journées d’échanges autour de l’aménagement écologique des plages de Guadeloupe

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), dans le cadre de la mise en place de la trame verte et bleue en Guadeloupe, a organisé en cette fin d’année 3 journées de sensibilisation à destination des décideurs guadeloupéens pour l’aménagement écologique des plages.

L’action visait à sensibiliser les élus, à partager les connaissances paysagères et écologiques des différents acteurs et à enrichir la réflexion sur la cohérence entre paysage, aménagement et protection de la biodiversité sur les plages guadeloupéennes. Ces journées se sont déroulées sur le terrain, lors de circuits sur la Basse Terre (plages de Fort Royal, Grande Anse et Malendure), la Grande terre (plages de Babin, du Souffleur, des Raisins Clairs et du bourg de Sainte Anne) et les Saintes (plages de Grande Anse, de Pompierre et du Pain de Sucre).

L’ONF et l’équipe du Plan National d’Action en faveur des tortues marines ont été sollicités pour intervenir sur leurs thématiques de travail, à savoir la conciliation entre accueil du public et préservation de la biodiversité côtière, et notamment la présence de pontes de tortues marines, la revégétalisation des plages ou encore les différentes manières de sensibiliser le public (Aires Marines Educatives, panneaux d’informations, travail avec les classes…).

Ces interventions ont complété celles des autres participants, dont le Conservatoire du Littoral, le BRGM, le professeur d’université Pascal Saffache et bien sûr les élus concernés. Ces journées ont contribué à mettre en valeur le travail de l’ONF et du PNA sur les côtes de Guadeloupe et ont permis à tous les acteurs une meilleure compréhension du fonctionnement des plages et des enjeux qui s’y rattachent. Une initiative très utile pour faire avancer le travail sur la préservation des sites de ponte, et qui sera valorisée sous forme de film pour une plus grande diffusion.

 

 

Tortue caouanne signalée à Anse Bertrand

Une tortue caouanne est régulièrement observée depuis le 6 novembre à Anse Bertrand, dans la baie du bourg, probablement en alimentation.

La tortue caouanne Caretta caretta est l’une des cinq espèces qui côtoie les eaux territoriales de l’Archipel guadeloupéen. Cette tortue marine ne pond pas sur les plages de la Guadeloupe, elle n’est que rarement observée en mer en alimentation ou en migration. Cette espèce vit en effet au large, sur des fonds d’environ 50 m où elle se nourrit principalement de crabes et d’autres crustacés à l’aide de sa large et puissante mâchoire qui lui ont valu le sobriquet anglais de Loggerhead ou « Tête de bûcheron ».

En période de reproduction, la tortue caouanne préfère les régions tempérées aux régions tropicales. Ainsi, les zones de ponte les plus proches de la Guadeloupe se trouvent en Floride.

Les tortues caouannes adultes peuvent mesurer plus d’un mètre pour près de 100 kg. Elle se distingue des autres tortues à écailles par la présence de 5 écailles sur le côté de la carapace, alors que les tortues vertes et imbriquées que l’on retrouve régulièrement à proximité des côtes de la Guadeloupe, ne présentent que 4 écailles costales. Sa couleur orangée et sa grosse tête sont des critères de distinction de l’espèce.

Merci à Dany Moussa et à l’OMMAG pour cette information et les photos !

 

Sauvetage d’une tortue égarée !

Le samedi 15 juillet dernier, un père et ses deux fils, en retour de chasse dans les marais de Port Louis, ont été bien surpris en découvrant une tortue imbriquée adulte au beau milieu d’un champ, à plus d’un kilomètre de la mer !

Le réseau a été alerté, et les pompiers et les gendarmes sont intervenus pour tenter de remettre la tortue dans son élément. Pas si simple face à un individu adulte de plus de 60 kg, mais grâce à un treuil relié au camion d’intervention des pompiers la tortue a pu être soulevée et transportée sans dommage. Elle a été remise à l’eau sur la plage de Pointe Plate, après avoir certainement erré près de 5 jours dans la végétation !

Un bel exemple de coopération entre citoyens et services de l’état, qui a permis une intervention rapide et très efficace. Merci à Alain Goyeau pour son intervention et les photos, aux chasseurs qui ont eu le bon réflexe de signaler leur observation et aux pompiers et gendarmes de Port Louis qui se sont mobilisés.

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Conséquences du passage des cyclones sur nos îles

Conséquences de l’ouragan Irma sur Saint Martin

« Saint-Martin se préparait à célébrer les 20 ans de sa réserve naturelle et n’avait pas invité Irma à se joindre aux festivités. En quelques heures, les vents de près de 360 km/h de ce cyclone sans précédent ont réduit à néant les fruits de 20 ans de travail. Pour notre patrimoine naturel, les dégâts sont considérables. Les mangroves ont été anéanties. Les fonds marins et notamment les coraux, qui souffraient déjà des effets du changement climatique, ont été ruinés. Une multitude de déchets, emportés par les éléments, pollue l’ensemble des espaces protégés du littoral et des étangs. »  https://reservenaturelle-saint-martin.com/

La réserve naturelle de Saint Martin a réalisé un bilan des impacts et des actions à mener, consultable ici : Réserve Naturelle Saint Martin – journal spécial IRMA

N’hésitez pas à soutenir les actions de la réserve, pour la sauvegarde des derniers espaces naturels de l’île et pour l’aider à retrouver sa beauté originelle : https://www.gofundme.com/reserve-naturelle-stmartin-vs-irma

Conséquences de l’ouragan Maria sur les plages de Guadeloupe

Le 18 septembre dernier, la Guadeloupe est en alerte rouge cyclonique pour le passage prévu de l’ouragan Maria. Cet ouragan de catégorie 5, passé en plein cœur de la Dominique, a aussi lourdement impacté la Guadeloupe : des rafales à plus de 200 km/h sur le sud de la Basse Terre et plus encore sur l’archipel des Saintes, une forte houle avec des vagues au large estimées à 8m qui, conjuguées à une surcote estimée à 40 cm, qui ont provoquées des submersions sur les parties basses du littoral.

Les plages ont donc été particulièrement touchées, et par là même les sites de ponte des tortues marines.

Petit bilan de ce qui a pu être observé par le RTMG après le passage de cet ouragan :

Les Saintes et le sud de la Basse Terre sont les secteurs les plus visiblement impactés, avec à la fois une perte de sable et de végétation, et beaucoup de déchets en haut de plage.

De manière plus globale, beaucoup de plages ont subies des pertes de sable et de l’érosion, plus ou moins importantes selon la situation de la plage, et cela a malheureusement pu provoquer la destruction de nids :

Plus d’une dizaine de nids détruits ont été signalés, mais leur nombre est probablement bien plus important, notamment du fait des submersions qui, si elles n’ont pas mis le nid à découvert, ont pu le recouvrir et causer la mort des embryons. Beaucoup de repères de localisation de nids ayant été détruit par la même occasion, il sera toutefois difficile de quantifier avec précision le nombre total de nids impactés.

A l’inverse, certaines plages se sont engraissées en sable, comme ici à l’Anse à la Gourde (Saint François), où les poteaux des enclos de régénération sont pratiquement recouverts.

L’ONF va intervenir dans les semaines à venir sur les sites dont il est gestionnaire, afin de remettre en état le mobilier, les barrières et enclos de régénération, et d’évacuer les plus gros déchets.

Merci à l’ensemble du réseau pour les remontées d’informations, et le suivi continu des plages guadeloupéennes.