[OFFRE D’EMPLOI] Animateur interrégional des PNA Tortues marines et Iguanes des Petites Antilles

L’équipe du PNA recrute un animateur interrégional pour les Plans Nationaux d’Actions en faveur des Tortues Marines et de l’Iguane des Petites Antilles.

Ce poste a pour vocation de mettre en oeuvre les deux PNA, d’en suivre le budget, de mutualiser les réflexions entre la Guadeloupe et la Martinique et de favoriser la mise en synergie des acteurs pour rendre le plan le plus opérationnel possible. En concertation avec les Directions Régionales de l’ONF et les DEALs de Guadeloupe et Martinique, l’animateur aura sous sa responsabilité directe les deux animateurs territoriaux chargés de l’animation des plans d’actions iguane et tortue en Guadeloupe et en Martinique ainsi que le Volontaire du Service Civique de la Guadeloupe et de la Martinique.

Pour plus d’informations, c’est ici.

Les candidatures sont acceptées jusqu’au 30 avril 2020.

 

 

Le sauvetage d’Aruba la tortue verte

En fin de matinée le 30 novembre, alors que la petite tortue verte Antigua vient d’être relâchée sur la plage de Grande Anse à Deshaies, le numéro d’urgence du réseau tortues marines sonne de nouveau. Cette fois-ci c’est Thierry, plaisancier en halte au port de Deshaies, qui a repéré une tortue en difficulté qui reste immobile au fond de l’eau sous son bateau. La tortue est empêtrée dans du fil de pêche. Il a réussi à la libérer du fil qui entourait sa tête et sa nageoire ce qui permet à la tortue de nager librement mais il craint qu’elle ait avalé un hameçon. Jolt, le vétérinaire, Jacquie, de l’association Le Gaïac et Julie, de l’ONF, se rendent sur place pour essayer de retrouver la tortue et voir si elle a besoin de soins. Malheureusement ils ne la trouvent pas.

Le samedi en fin d’après-midi, Thierry rappelle, il a retrouvé la tortue ! Claude et Jacky, de l’association To-Ti-Jon, se rendent rapidement au port afin de transférer la tortue chez le vétérinaire pour qu’on lui fasse une radio. C’est une belle tortue verte de 28 kg. Bonne nouvelle, on ne voit pas d’hameçon à la radio mais le fil de pêche dans lequel elle était emmêlé l’a blessée. La tortue est amenée au centre de soin de l’aquarium où les soigneurs pourront s’occuper de ses plaies et la surveiller pendant quelques semaines.

Le fil de pêche avalé par Aruba (Photo : Centre de soin de l'Aquarium)

Le fil de pêche avalé par Aruba (Photo : Centre de soin de l’Aquarium)

Le mardi suivant, après le petit déjeuné de la tortue, les soigneurs retrouvent une grosse pelote de fil de pêche dans le bassin. La tortue, nommée Aruba, avait donc avalé une partie du fil de pêche et s’était emmêlée dans le reste. Grâce à l’intervention de Thierry et des membres du réseau tortues marines, Aruba a pu être sauvée. Les fils et filets de pêches ainsi que les déchets rejetés en mer sont une menace importante pour les tortues marines qui peuvent mourir en s’emmêlant dedans ou en les ingérant.

Après 2 mois de convalescence, Aruba est prête à reprendre la mer.

Au matin du 11 février de nombreuses personnes sont réunies pour l’observer parcourir les quelques mètres qui la sépare de l’eau. On espère la voir revenir sur les plages de Guadeloupe pour pondre d’ici peu !

 

 

© ONF Guadeloupe - Olivier JEAN-CHARLES

© ONF Guadeloupe – Olivier JEAN-CHARLES

 

*** Merci à toutes les associations et personnes impliquées dans ce sauvetage ! ***

[ OFFRE DE STAGE ] Régulation de la population de petite mangouste indienne

L’équipe du PNA cherche un stagiaire de M2 pour travailler pendant 6 mois (avril à septembre 2020) sur la régulation de la population de petite mangouste indienne.

La petite mangouste indienne est une espèce exotique envahissante qui représente une menace importante pour les tortues marines dont elle déterre et mange les œufs. Sur certaines plages cette prédation peut mener à la destruction de 100% des nids notamment sur la commune de Port-Louis.

Vous trouverez toutes les modalités du stage ici.

N’hésitez pas à postuler dès maintenant, nous attendons vos candidatures avec impatience.

M2E83L229-232R399B433

Bilan de la saison de ponte 2019

Samedi dernier, les membres du réseau se sont réunis à la maison forestière de Douville pour faire le bilan sur la saison de ponte 2019 des tortues marines. C’était aussi l’occasion de se rencontrer et d’échanger pour les membres répartis dans toute la Guadeloupe.

Durant l’année écoulée, ils ont effectué plus de 6000 comptages de traces de tortues sur 115 plages de Guadeloupe et de Saint-Martin ! Un très bel effort !

illus trace

Le document bilan préparé par l’équipe d’animation présente la répartition de l’activité des tortues et des suivis par communes (bientôt disponible par plage !). On revient aussi sur le protocole et les questions que vous vous posez sur celui-ci.

Et avec l’approbation générale des présents, le RTMG a maintenant une page Facebook ! N’hésitez pas à aller la visiter.

 

Encore merci à tous pour votre participation et votre implication !

Et à très bientôt pour le début de la saison de ponte 2020

En Guyane, le bilan de la saison de ponte est préoccupant

Le Réseau Tortues Marines de Guyane a fait paraître aujourd’hui un communiqué de presse pour alerter sur le bilan préoccupant de la saison de ponte 2019. Si les données concernant l’activité des tortues vertes et des tortues olivâtres n’est pas très encourageant, c’est la situation des tortue luth qui est la plus alarmante. En 10 ans, le nombre de nids de tortues luth est passé de plus de 16 000 en 2009 à moins de 1000 en 2019. Malgré les important efforts déployés pour préserver les tortues marines en Guyane, et notamment à travers le Plan National d’Action en faveur des tortues marines, les menaces restent nombreuses et ont des impacts très fort sur ces espèces.

 

 

Antigua, la petite tortue de Deshaies

Le 6 septembre, Daniel est en train de pêcher en apnée au large de Deshaies lorsqu’il rencontre une petite tortue verte. La tortue tente à plusieurs reprises de plonger mais elle remonte à la surface comme un bouchon et fini par ne plus bouger. Daniel observe la tortue et pour lui pas de doute, elle lui demande de l’aide. Il la ramène donc au port de Deshaies.

Le RTMG est contacté et c’est Anne, de l’association Le Gaïac, qui se rend sur place. La carapace de la tortue est couverte d’algues et l’animal a l’air faible. On l’emmène au centre de soin de l’Aquarium où Jolt Evva, le vétérinaire référent spécialiste des tortues, l’examine. La tortue, nommée Antigua, a entre 5 et 7 ans, elle est jeune et ne se reproduit pas encore. Les radios montrent un problème pulmonaire. Elle restera 3 mois au centre de soin où on lui administre des antibiotiques et des vitamines. Fin novembre, elle se nourrit bien (elle fait un peu plus de 7 kg) et sa carapace est toute propre. La voilà prête à retourner à la mer.

L’événement est organisé par l’association l’Ecole de la Mer le 28 novembre sur la plage de Grande Anse à Deshaies. Pour l’occasion, les associations du réseau, la mairie, la presse et plusieurs classes de scolaires sont invités. L’association le Gaïac a mis en place un stand et parle des tortues aux enfants rassemblés sur la plage. Et à 10h30, sous le regard fasciné de dizaines de spectateurs petits et grands, Antigua retourne chez elle, dans l’océan. On espère la revoir sur la plage d’ici quelques années pour la saison de ponte.

A peine quelques heures plus tard, une autre tortue en difficulté est signalée dans le port de Deshaies par un plaisancier. De nouveau le réseau se mobilise et une bénévole du Gaïac, Jolt le vétérinaire et un agent de l’ONF se rendent sur place. Ouf, ce n’est pas Antigua. Mais tout de même une nouvelle patiente pour le centre de soin qui s’est empêtrée dans du fil de pêche. La suite très bientôt !

Le changement climatique augmente la proportion de femelles chez les tortues marines

En haut : Localisation des population étudiées : En bas : Vue aérienne de Raine island.

Le changement climatique entraîne la hausse des températures à l’échelle mondiale. Ce phénomène est particulièrement préoccupant pour les tortues marines car le sexe des individus est déterminé par la température d’incubation des œufs pendant le développement de l’embryon. Ainsi plus la température du nid est élevée plus il y aura de tortillons femelles et, inversement, plus la température du nid est faible plus il y aura de tortillons mâles. Le rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) de 2014 prévoit une hausse des températures moyennes de 2,6°C ce qui pourrait avoir pour conséquence une augmentation du taux de mortalité des œufs et l’augmentation de la proportion de tortues femelles.

Une équipe de chercheurs a étudié le sex-ratio (la proportion de mâles et de femelles) de la population de tortues vertes de Raine Island en Australie. Cette toute petite île de de 32 hectares (la même surface que la plus petite des deux îles de Petite Terre) au Nord de la Grande Barrière de corail est le plus gros site de ponte de tortues vertes de l’océan Pacifique et accueille plus de 200 000 pontes par an. Une autre partie de cette population pond plus au Sud, vers Brisbane, où la hausse des températures n’a pas été aussi importante qu’à Raine island.

Les résultats de cette étude montrent que, pour les tortues originaires de la zone plus au Sud (moins impactée par le réchauffement climatique), il y a environ deux fois plus de femelles que de mâles pour toutes les classes d’âges (adulte, sub-adulte, juvénile). Le sex-ratio est donc stable depuis 30 à 40 ans (l’âge des tortues adultes capturées) dans cette zone. Au contraire, à Raine island, le sex-ratio a beaucoup changé. Chez les adultes, il y a environ 6 fois plus de femelles que de mâles. La proportion de femelles était donc déjà plus importante il y a 40 ans dans cette zone chaude comparée à la population du Sud. Le résultat le plus inquiétant concerne les sub-adultes et les juvéniles de Raine island chez lesquels il y a 99% de femelles. Le sex-ratio de cette population s’est grandement déséquilibré au cours des dernières décennies produisant pratiquement exclusivement des tortues vertes femelles depuis 20 ans. La survie de la population de Raine island est donc en péril et les prédictions de hausse de température sont d’autant plus inquiétantes.

Un autre groupe de chercheur, à Saint-Eustache dans la Caraïbe, a démontré l’importance de l’ombre fournie par la végétation sur les sites de ponte pour limiter l’augmentation de la température du sable et ainsi l’altération du sex-ratio dans les nids de tortues marines. C’est donc une bonne raison de plus de préserver la végétation du littoral !

 

 

Sources

Craig Welch (2019) Sea turtles are being born mostly female due to warming—will they survive? National Geographic

Jensen et al. (2018) Environmental Warming and Feminization of One of the Largest Sea Turtle Populations in the World, Current Biology, 28, 154–159

Swansea University (2018) New approach helps mitigating the effect of climate change on sea turtles

100 millions d’années et bien plus encore

Les tortues marines parcourent les océans depuis des millions d’années. Malgré toutes les menaces qui pèsent sur elles, leur incroyable robustesse et les actions de conservation qui visent à les protéger pourraient leur permettre de continuer ainsi pendant les siècles à venir.

Le groupe des tortues marines s’est séparé de celui de ses cousines, les tortues terrestres, il y a 100 millions d’années. Depuis, elles ont survécu à l’astéroïde qui a fait disparaître les dinosaures il y a 66 millions d’années et elles ont réchappé à une extinction massive de la faune marine qui a eu lieu il y a deux millions d’années et qui a pratiquement divisé leur nombre par deux. Aujourd’hui, elles parcourent les océans, des zones tropicales aux zones tempérées et pondent sur tous les continents sauf l’Antarctique.

© 1990 Mark Hallett/Mark Hallett Paleoart

© 1990 Mark Hallett/Mark Hallett Paleoart

Jusque récemment, les populations de tortues marines étaient florissantes. En 1494, en arrivant à Cuba, lors de son second voyage, Christophe Colomb décrivit la mer comme grouillante de tortues, avec des individus de très grande taille. “Tellement nombreuses qu’il semblait que les bateaux allaient s’échouer dessus”. Certains scientifiques estiment qu’avant l’arrivée de Christophe Colomb, il y avait 91 millions de tortues vertes adultes dans les Caraïbes. C’est environ dix fois plus que le nombre estimé de tortues marines adultes, toutes espèces confondues, qui vivent dans les océans de nos jours.

Aujourd’hui, de la tortue de Kemp, pas plus large qu’un panneau de stop, à la tortue luth, qui peut être plus lourde qu’un ours polaire, six des sept espèces de tortues marines sont considérées vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction. Le statut de la septième espèce, la tortue à dos plat qui vit en Australie, est inconnu faute de données suffisantes.

Les menaces sont nombreuses, et beaucoup sont d’origine humaine. Le développement urbain sur le littoral diminue peu à peu l’espace disponible pour la ponte. Les éclairages mis en place sur les plages désorientent les tortues et les fait errer loin de la mer. Certaines se font écraser par des voitures. Les rejets toxiques et les produits phytosanitaires s’écoulent dans les eaux côtières. Les plastiques flottant dans la mer peuvent être ingérés comme par exemple les sacs plastiques qui ressemblent à des méduses pour une tortue luth. De nombreuses tortues marines meurent aussi noyées en étant capturées accidentellement dans les filets de pêche.

 Boca Raton, Floride (© 2016 Tim D. Williamson)

« Plage de ponte de tortues – Eclairage public éteint de mars à octobre » Boca Raton, Floride (© 2016 Tim D. Williamson)

Malgré cela, il semble que les tortues marines sont plus résistantes que ce qu’on aurait pu croire. Cette année, des scientifiques ont montré que les populations de tortues protégées pas le U.S Endangered Species Act étaient en augmentation. La population de tortues vertes d’Hawaii, en péril depuis longtemps, se restore bien plus vite qu’attendu. La conservation des tortues marines a fait de grandes avancées au cours des dernières décennies. En Floride et à Hawaii, les hôtels de bord de mer réduisent leurs éclairages sur la plage. Plusieurs dispositifs permettant d’éviter la capture accidentelle de tortues dans les filets de pêche ont aidé à sauver la tortue de Kemp au Mexique et la tortue caouanne dans l’Atlantique et sont testés dans d’autres zones.

En 100 millions d’années, les tortues ont développé des stratégies pour survivre aux périodes difficiles. Elles sont capables de ralentir leur métabolisme et de passer des mois sans manger. Certaines femelles arrêtent de se reproduire pour ne reprendre que des années plus tard ou changent de plage de ponte. Une nouvelle étude montre aussi que lorsque les populations sont faibles, les mâles peuvent se reproduire avec de nombreuses femelles.

Les tortues marines ont une grande capacité d’adaptation. Ainsi, bien qu’il soit possible que certaines populations s’éteignent localement dans les décennies à venir, parmi toutes les espèces menacées, les tortues marines ont de bonnes chances de s’en sortir avec l’aide des personnes qui œuvrent à leur conservation.

Ce texte est inspiré d’un article de Craig Welch pour National Geographic intitulé « Sea turtles are surviving – despite us » disponible gratuitement en ligne via ce lien (les photos sont magnifiques !).

Mauvaise nouvelle pour les tortues luths

L’impressionnante ponte d’une tortue luth, un spectacle qui devient de plus en plus rare sur les plages de la région Atlantique Nord Ouest (Caraïbes et Amérique centrale) : c’est la conclusion d’une étude menée par un groupe de travail du WIDECAST, qui a compilé les données de 17 pays et territoires de la région, sur plus de 10 ans.

Des évaluations antérieures de l’état de la population de tortues luths de l’Atlantique Nord Ouest avaient conclu que la population était abondante et stable, mais plus récemment les personnes en charge du suivi des pontes dans la région se sont inquiétés d’un nombre plus faible de ponte. Une étude a donc été lancée afin de regrouper les données existantes, de les analyser et de fournir des recommandations pour la conservation de la population. Les données utilisées sont celles issues de sites avec au moins 10 années de suivis, dont celles de Guadeloupe donc, mais aussi celles de sites de pontes majeurs pour cette espèce, comme la Guyane, Trinidad, le Panama ou la Floride.

Les résultats sont inquiétants : dans l’ensemble, la tendance régionale est à la baisse, et de manière plus prononcée sur un pas de temps plus court (2008 à 2018). Le déclin important observé sur le site d’Awala Yalimapo (Guyane), ainsi qu’au Suriname, à Tortugero ou encore sur Saint Kitts, a en grande partie conduit cette baisse au niveau régional. L’analyse site par site révèle tout de même des disparités selon les localités et l’échelle de temps considérée. Ainsi en Guadeloupe, l’analyse de l’ensemble de la série de données montre une tendance à l’augmentation, et pas de tendance significative sur la période 2008 à 2018, contrairement à la majorité des autres territoires où la baisse est particulièrement marquée sur cette période.

Les principaux facteurs pouvant expliquer cette tendance qui ont été relevés par les auteurs : les prises accessoires dans les engins de pêche qui influencent directement la mortalité des femelles reproductrices, l’érosion du littoral qui diminue les surfaces de ponte et des possibles modifications des traits d’histoire de vie (nombre de ponte / femelle, intervalle entre deux ponte et entre deux saisons de ponte, changement de site de ponte) qui pourraient provoquer des fluctuations du nombre de nids recensés d’une année à l’autre, voir sur plusieurs années.

L’ensemble de l’étude est disponible ici (en anglais) : 16-NWA-leatherback-status-report-FINAL

 

Résultats de l’étude sur les données issues de la pose de bagues en Guadeloupe

Depuis le début des suivis de l’activité de ponte des tortues marines en Guadeloupe, en 2000, des bagues métalliques numérotées ont été posées sur les nageoires avant des tortues marines. Cette méthode permet de différencier les individus, et donc de reconnaitre une tortue qui viendrait plusieurs fois sur nos plages. Malgré les nombreuses connaissances qu’a pu apporter cette méthode de suivi, elle est aujourd’hui remise en question : problème d’éthique, risque de dérangement de la tortue, possible porte d’entrée pour des agents pathogènes, perte des bagues avec le temps.

Pour connaitre précisément les apports de cette méthode en termes de nouvelles connaissances scientifiques, une étude sur les 20 années de données de marquage a été conduite par l’association Chélonée, en partenariat avec Evasion Tropicale et Marc Girondot, de l’université Paris Sud.

Les résultats de l’étude sont disponibles ici :

De bons résultats ont été obtenus sur des questions de fidélité au site de ponte, d’intervalle entre deux pontes et entre deux saisons de pontes, sur le taux de perte des bagues ou encore sur la taille moyenne des individus.


Les données récoltées n’ont par contre pas permis d’estimer des paramètres fondamentaux en terme de dynamique de population, tels que le taux de croissance, la survie et la taille totale des populations. La biologie très complexe des tortues marines et la configuration des plages en Guadeloupe (nombreuses petites plages) font que la probabilité de ré observation d’un animal marqué est faible. Or, seul un taux important de ré observation permet d’obtenir des résultats fiables lors d’analyses sur la dynamique des populations.

En conclusion de cette étude, au niveau scientifique, si les informations que l’on souhaite à présent obtenir concernent les tendances d’évolution des populations en ponte, il est plutôt conseillé de poursuivre le suivi des traces sur les plages de manière aussi précise et exhaustive que possible. La pose de bague n’apportera pas plus d’informations que celles que l’on a déjà, même si il reste intéressant de travailler à développer des méthodes d’identification des individus non invasives.