Depuis les débuts de la conservation des tortues marines en Guadeloupe, la question de la protection des sites de ponte est considérée comme un enjeu prioritaire, du fait notamment de l’anthropisation galopante du littoral.
Si celle-ci semble plutôt raisonnée aujourd’hui, elle demeure une problématique prioritaire du plan d’actions, et les réflexions menées doivent se baser sur des outils régulièrement mis à jour.
La production d’un nouveau document de travail est une des missions de Marion Brunel, en stage à l’ONCFS (octobre 2012- mars 2013) au cours d’une année de césure dans son cursus d’école d’ingénieur (AgroParisTech).
Elle travaillera à la « Mise en place d’une stratégie opérationnelle de protection réglementaire des sites de ponte sur l’archipel guadeloupéen ».
Qui dit stratégie dit élaboration d’un canevas de priorités, soit la classification des plages et des solutions envisageables selon différents critères liés à leur état écologique, leur fréquentation par les usagers et les tortues et leurs statuts juridiques actuels et potentiels, en se basant sur l’atlas des sites de ponte de l’archipel guadeloupéen (Guilhem Santelli et al., 2011) et les données récentes récoltées.
Pour ce faire, Marion réalise actuellement une enquête auprès des gestionnaires du littoral et membres du Réseau Tortues Marines Guadeloupe et commencera prochainement le diagnostic écologique des sites qui n’ont pas encore été évalués au cours des années précédentes.
L’objectif d’ici mars est d’établir une déclinaison de mesures réglementaires et/ou contractuelles, sous la forme d’un document d’orientations, applicables sur les différents sites concernés, qui devrait être portée ensuite à connaissance des gestionnaires du littoral et des élus de l’archipel.