Argos : SEATAG 2.13
             Etude du succès de reproduction
             Témoignage d'un sauvetage
             Les premiers gagants sont...
             Concours : qui découvrira la première ponte?

Avec le soutien :

région guadeloupe oncfs

SEATAG 2.13 : Pose d'une balise Argos à Petite-Terre
photo : Delcroix
Argos 2013
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Photo : Delcroix
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photo : malglaive
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photo : Malglaive
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photo : Ass.Kap'Natirel
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Etude du succès de reproduction : stage de Master 2

Après 21 ans de protection et la mise en place d’un programme de restauration des tortues marines de Guadeloupe, les effectifs de femelles nidifiant sur les plages guadeloupéennes et notamment ceux de Petite Terre sont bien connus. En effet, depuis plusieurs années les gardes de la réserve accompagnés des bénévoles de différentes associations réalisent un suivi des pontes. Ainsi, on sait que deux espèces de tortues marines pondent sur les plages de Petite Terre : la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) et la tortue verte (Chelonia mydas). Cependant, le succès de ces pontes et les effectifs de jeunes quittant le nid ne sont pas évalués.

Dans le cadre de mon Master 2 Gestion de la Biodiversité à l’Université Toulouse 3, je réalise un stage de six mois (mars à septembre 2013) sur le succès de reproduction durant la saison de ponte 2013. Ce stage est co-encadré par Eric Delcroix, animateur du Réseau Tortues Marines Guadeloupe et coordinateur du plan de restauration (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), et Marion Diard, chargée de mission scientifique de la réserve (Association ti-tè).

La réserve naturelle de Petite Terre est un endroit idéal pour réaliser une telle étude car le littoral est préservé des menaces anthropiques (aménagements, introduction d’espèces, circulation de véhicules) qui peuvent occasionner un dérangement lors de la ponte et la destruction des nids. Cela permettra d’obtenir des résultats en conditions naturelles. L’objectif premier du stage est de mettre en place un protocole qui permet d’évaluer le nombre de jeunes tortues quittant le nid et d’identifier les facteurs influençant le succès de reproduction. L’objectif à plus long terme est d’appliquer ce protocole testé à Petite Terre à l’ensemble de la Guadeloupe.

L’étude prend en compte à la fois le succès de ponte des adultes et le succès à l’émergence. Les paramètres pouvant affecter la ponte des adultes sont relevés (accessibilité des plages, érosion). Lorsqu’une montée de tortue n’aboutit pas à la ponte, la cause de l’échec est supposée et lorsqu’il y a ponte, les nids sont localisés par triangulation. Après avoir respecté la période d’incubation, les nids sont déterrés et le nombre d’œufs éclos, non éclos (infertiles, embryons développés ou non) et prédatés avant éclosion sont comptés. Le taux de réussite de chaque nid est ensuite calculé. Afin d’identifier les facteurs influençant le taux de réussite, plusieurs paramètres sont pris en compte tels que le type de substrat et la profondeur, le couvert végétal ou encore la température du sable.

 

Armelle MASSON /ONCFS/Stagiaire

photo : Delcroix
Plage de ponte de Terre-de-Haut Petite-Terre
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Photo : Delcroix
Emergence d'une tortue verte
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Photo : Ass.Kap'Natirel
Ponte d'une tortue imbriquée
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Sauvetage

Témoignage du club de plongée CNBT (Gourbeyre) issu de la liste de diffusion du CNBT

« Bonjour à tous. Moment d'émotion vendredi dernier, lors de la plongée du
CNBT à Trois-Pointes. Emmanuelle et Thierry (?) à la manœuvre. La tortue
s'en est tirée avec quelques blessures dues au filet mais elle est
repartie sans problème...
Guy »

La tortue imbriquée été prise dans un filet de fond du type trémail, elle a eu la chance d’être repérée par les plongeurs pour être libérée avant une éventuelle noyade. Félicitation pour ce sauvetage et longue vie à la tortue.

E.DELCROIX/ONCFS/RTMG

photo : Nicole  Van Laere CNBT
Sauvetage par les plongeurs du Club CNBT
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Et les premiers gangants sont...

L’association Le Gaïac avec Yolande et Patrick :

L’observation de la première ponte de tortue imbriquée n’a pas trainée, elle a été observée le 1 er mars, jour du premier comptage officiel sur plusieurs plages du Nord Basse-Terre. Ce sont les membres de l’association Le Gaïac, Yolande et Patrick Parmentier, qui ont observé sur Grande Anse Deshaies une trace et un nid de tortue imbriquée. Même si cette espèce pond tous les mois de l’année, le début de la saison des pontes pour l’imbriquée, débute officiellement le 15 avril. Une imbriquée en avance qui n’a pas été loupée par nos valeureux bénévoles sur un secteur où elle n’est pas la plus présente.

L’association Titè avec Julien Athanase et kap’Natirel avec Edmond :

Le 2 mars, lors du comptage sur les plages sur Petite-Terre, Julien accompagné d’Edmond ont pu noter la première ponte de tortue verte de la saison sur une des plages de Terre-de-Haut. Petite-Terre constitue le 2 ème site le plus important pour la ponte de cette espèce et chaque année quelques rares pontes sont observées entre février et mai, avant le gros de la saison qui débute au 1 er juillet. Une verte pressée de pondre qui fait honneur à la Réserve Naturelle des Ilets de Petite-Terre.

Sincères félicitations aux gagnants

Il reste la première ponte de luth à trouver. Ca ne devrait pas tarder, les premières ont été notées en Martinique. A qui la prochaine victoire ?


E.DELCROIX/ONCFS/RTMG

photo : Parmentier
Bénévoles du Gaïac
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Photo : Parmentier
Trace et nid de la tortue imbriquée
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Photo : Petite-Terre
L'équipe de Petite-Terre devant la trace de tortue verte
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Qui découvrira la première ponte de la saison 2013?

A l'initiative de plusieurs membres du Réseau Tortues Marines, un concours simple et amusant est lancé afin de mobiliser les troupes et impliquer l'ensemble de la population dans la recherche des pontes de tortues marines sur nos îles. Le concours est simple, il suffit de trouver et de prouver la première ponte pour chacune des espèces. Jeu ouvert à tous.

télécharger le règlement

E.DELCROIX/ONCFS/RTMG

photo : E.DELCROIX
Trace Tortue imbriquée
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Photo : L.MALGLAIVE
Trace de tortue luth
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Stand à la semaine de l'environnement

Les 8, 9 et 10 novembre dernier, le réseau est allé à la rencontre d’un large public à Destreland, à l’occasion de la semaine de l’environnement organisée par le Comité de Tourisme des Iles de Guadeloupe. Fort est de constater que les tortues marines gagnent de plus en plus le coeur des familles, des enseignants, des professionnels de la mer ou de l’environnement.

Il est même à noter plusieurs signalements spontanés d’actes de braconnage, reflétant une prise de conscience générale de la nécessité de protéger ces espèces menacées.

Ensemble, poursuivons nos efforts !

photo : N.Defaux
Le stand du Réseau à Destreland
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Vers de nouvelles mesures conservatrices pour les sites de ponte de l’archipel

Depuis les débuts de la conservation des tortues marines en Guadeloupe, la question de la protection des sites de ponte est considérée comme un enjeu prioritaire, du fait notamment de l’anthropisation galopante du littoral.

Si celle-ci semble plutôt raisonnée aujourd’hui, elle demeure une problématique prioritaire du plan d’actions, et les réflexions menées doivent se baser sur des outils régulièrement mis à jour.

La production d’un nouveau document de travail est une des missions de Marion Brunel, en stage à l’ONCFS (octobre 2012- mars 2013) au cours d’une année de césure dans son cursus d’école d’ingénieur (AgroParisTech).

Elle travaillera à la « Mise en place d’une stratégie opérationnelle de protection réglementaire des sites de ponte sur l’archipel guadeloupéen ». Qui dit stratégie, dit élaboration d’un canevas de priorités, soit la classification des plages et des solutions envisageables selon différents critères liés à leur état écologique, leur fréquentation par les usagers et les tortues et leurs statuts juridiques actuels et potentiels, en se basant sur l’atlas des sites de ponte de l’archipel guadeloupéen (Guilhem Santelli et al., 2011) et les données récentes récoltées.

Pour ce faire, Marion réalise actuellement une enquête auprès des gestionnaires du littoral et membres du Réseau Tortues Marines Guadeloupe et commencera prochainement le diagnostic écologique des sites qui n’ont pas encore été évalués au cours des années précédentes.

L’objectif d’ici mars est d’établir une déclinaison de mesures réglementaires et/ou contractuelles, sous la forme d’un document d’orientations, applicables sur les différents sites concernés, qui devrait être portée ensuite à connaissance des gestionnaires du littoral et des élus de l’archipel.

 

photo : RTMG

Anse Loquet
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Photo :Polaris pour RTMG

Typologie des plages de ponte
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Photo :RTMG

Anse Poulain
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Animations NORD BASSE TERRE, saison 2012

Plusieurs animations ont ponctué la saison des pontes des tortues marines en Nord Basse-Terre, animations axées sur la sensibilisation à la protection de ces animaux.

Cécile Lallemand, responsable au Gaïac sur le suivi des pontes sur le Nord Basse Terre a mené toutes ces animations avec brio, touchant ainsi un public nombreux.

La chance, lors de plusieurs de ces soirées, a souri à quelques participants, puisqu’ils ont pu admirer la ponte de tortue luth, d’autres ont encouragé des nouveau-nés de luth à regagner la mer.

photo : P.Parmentier/Le Gaïac
Cécile Lallemand animant la nuit des tortues marines
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Photo : P.Parmentier/Le Gaïac
Un tortillon luth rejoignant la mer
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Une saison 2012 qui restera riche en observations : luths montant de jour comme de nuit, et fait rare sur nos plages la montée de trois tortues luths en moins de deux heures sur la même plage ! Un festival !!!!

Cécile a également organisé une semaine de découverte du patrimoine naturel de Sainte Rose « Laliwondaj Sentwòz » en partenariat avec la commune. Plusieurs animations ont eu lieu dont la nuit des tortues marines avec la conteuse Suzy Ronel. Soirée magique qui restera gravée dans les mémoires tant le cadre se prêtait bien au conte sur les tortues. Cette semaine de découverte sera reportée en 2013.

Merci à Cécile, merci aux bénévoles du Gaïac, et merci aux tortues qui sont venues en nombre sur nos plages cette année

Y. & P. Parmentier /Ass.Le Gaïac/RTMG

 

photo : P.Parmentier/Le Gaïac
Ponte de Jour à Cluny
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Photo : P.Parmentier/Le Gaïac
Suzy Ronel
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Photo : P.Parmentier/Le Gaïac
Flora, la voyageuse
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Animation sur le thème des espèces protégées de Guadeloupe avec les élèves du collège A. MACAL de Saint François

Le 23 octobre dernier, une classe de troisième du collège Alexandre Macal de Saint François s’est rendue sur le littoral de Port Louis pour découvrir les richesses naturelles protégées de Guadeloupe. Accompagnés d’Eric Delcroix (ONCFS), Laurent Malglaive (AEVA) et Thierry Guthmuller (Kap Natirel), les élèves ont pu découvrir les problématiques des tortues marines, des oiseaux et de leur environnement. Cette intervention a été réalisée dans le cadre du projet européen pédagogique COMENIUS, initialisé par Madame Cécile Meilhan, enseignante au collège. Le but est de réaliser, en anglais, un catalogue sur les espèces protégées de l’archipel, de le partager et d’échanger avec d’autres écoles européennes : en Espagne, Italie, Suède, Pologne, Hongrie, Estonie, Bulgarie et Turquie. Investis pour 2 ans dans ce projet, les élèves participeront de plus au nettoyage de la plage des Raisins Clairs à Saint François le 14 novembre prochain. Une conférence, ainsi qu’une exposition sur le thème des tortues marines sera présentée au CDI dans le courant du mois de novembre.

ONCFS/RTMG

 

photo : E.Delcroix

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Photo :E.Delcroix

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La petite mangouste indienne, menace pour les tortues marines: appel à témoins

Inscrite sur la liste des 100 espèces parmi les plus envahissantes au monde, la Petite Mangouste indienne (Herpestes javanicus ssp) a été introduite en Guadeloupe en 1888 pour lutter contre les rats qui ravageaient les plantations. Devenu rapidement une menace pour la faune locale, ce mammifère vif et rusé est mis en cause dans la raréfaction de plusieurs petits reptiles et oiseaux nichant au sol ou près du sol.

La mangouste s’attaque aussi aux nids des tortues marines, pouvant prélever tous les oeufs d’une ponte en à peine 3 jours. Depuis son éradication sur l’Ilet Fajou en 2001, aucune ponte détruite n’a été observée.

Cette année, il est avéré que la mangouste est responsable de la disparition d’une dizaine de nids de tortues imbriquées sur le secteur de Port Louis et une suspicion de prédations est à noter sur le secteur de Saint François.

Des études complémentaires sont à réaliser afin de déterminer l’impact exact de la mangouste sur la population de tortues marines de Guadeloupe.

Vos observations permettront de réaliser un premier état des lieux de la menace qu’elle représente. Selon vous, la mangouste s’est-elle attaquée au nid juste après la ponte, pendant les 2 mois d’incubation ou à l’émergence ?

Merci de transmettre au réseau toute observation de prédation de nids voire de nouveau-nés en remplissant le tableau Microsoft® Excel prévu à cet effet, ainsi que vos photos éventuelles.

Merci pour vos contributions.

Contact : eric.delcroix@oncfs.gouv.fr

ONCFS/RTMG

 

Fichier de signalement mangoustes

Télécharger - Excel (9 Ko)


photo : A.Goyeau

Trace de patte
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Photo :Anthony Levesque

Mangouste
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Photo :A.Goyeau

Nid excavé par une mangouste
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Une rencontre exceptionnelle à Malendure

Une tortue caouanne (Caretta caretta) a été observée en septembre dernier par le club PPK Plongée (www.ppk-plongee-guadeloupe.com) sur la pointe de Malendure en Sud Basse Terre. L’archipel guadeloupéen se situerait sur une voie de migration de cette espèce. Des caouannes immatures, nées en Floride, s’alimenteraient dans l’Atlantique Est et rejoindraient l’Atlantique Ouest au stade subadulte en passant notamment par les Petites Antilles. Toutefois il n’est pas à exclure que les eaux de l’archipel soient des zones d’alimentation secondaires pour cette espèce. Les observations sont rares et se font généralement en haute mer.

Cette caouanne de Malendure a la particularité d’avoir une blessure cicatrisée sur la carapace. A-t-elle été blessée sur nos côtes pour s’y réfugier et s’y alimenter ensuite?

Depuis combien de temps est-elle là? A-t-elle déjà repris sa route en direction du Nord pour se reproduire?

Toutes vos observations seront précieuses pour suivre son évolution. N’hésitez pas à nous envoyer vos photos, dates et lieux de contact à l’association Kap’Natirel, animatrice du Réseau INA Scuba sur l’archipel guadeloupéen. (kapnatirel@tortuesmarinesguadeloupe.org / 0690 84 64 51)

Description de l’espèce à la page tortues marines et fiche détaillée sur le site DORIS.

A.Le Moal//RTMG

photo : Club de plongée PPK
Tortue caouanne
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Photo : PPK Plongée
Tortue caouanne
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De nouveaux panneaux de sensibilisation

A l’occasion des 20 ans de la protection des tortues marines en Guadeloupe, L. Malglaive et T. Guthmuller (association AEVA) et E. Delcroix (ONCFS) ont planché sur la réalisation de 2 nouveaux panneaux illustrés de sensibilisation « mobiles » réalisés par Kloro Médias. Les thèmes abordés sont : les menaces pesant sur les tortues marines et les moyens d’agir (« ensemble, agissons pour préserver les tortues ») et les diverses actions menées par le Réseau en Guadeloupe. Imprimés sur un matériau souple, léger et résistant, ils sont idéaux pour les animations en classe comme sur site et sont à la disposition des enseignants et associations de l’archipel. Ils viennent s’ajouter aux 2 panneaux édités en 2010, portant l’un sur les 3 espèces en ponte, l’autre sur le cycle de vie des tortues marines. Le panneau sur les espèces a été par ailleurs édité sous forme d’affiches pour une diffusion plus large. Elles sont disponibles auprès de l’ONCFS et de la plupart des associations du Réseau.

N’hésitez pas à les demander !

ONCFS/RTMG

photo : Kloro Médias
Les 3 espèces pondant en Guadeloupe
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Photo : Kloro Médias
Le Cycle de vie
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Photo :  Kloro Médias
Menaces et moyens d'agir
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Photo :  Kloro Médias
Actions du Réseau

 

De nouvelles couleurs pour présenter les espèces visibles autour de l'archipel

Après bientôt 10 ans de bons et loyaux services, la brochure présentant les tortues marines de l’archipel et le programme de conservation a été remaniée tant en photos que dans les textes, pour arborer un « look » plus moderne (réalisation : Polaris). Imprimée en 10 000 exemplaires, elle contient notamment les consignes en cas de rencontre avec ces espèces protégées, et les moyens de les différencier. Elle sera distribuée au gré des animations effectuées par les membres du Réseau Tortues Marines Guadeloupe et dans les points de passage partenaires (Aquarium, Cabinets vétérinaires, associations, clubs de plongée, offices de tourismes…).

 

ONCFS/RTMG


Plaquette du programme tortues marines : recto
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Plaquette du programme tortues marines : verso
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Baguée il y a 12 ans au Nicaragua, elle revient pondre à Marie-Galante

Incroyable, une tortue imbriquée juvénile, baguée en 2000 au Nicaragua suite à une capture dans un filet sur le site Pearl Cayes, a été vue en ponte le 12 juillet 2012 à Marie-Galante. A l’époque elle mesurait 51,1cm aujourd’hui 91cm, elle a toujours ces deux bagues (les fameuses INCONEL) et est en pleine forme. C’est la première tortue baguée sur un site d’alimentation au Nicaragua qui est revue en ponte, vous imaginez la joie des nicaraguayens.

Lors de l’étude génétique de cette tortue, elle avait été identifiée avec l’haplotype majoritaire de Marie-Galante (EiA009). Cette tortue a survécu 12 ans au Nicaragua après son baguage et naviguée sur 2500km (pour revenir pondre sur son site de naissance (dans quelques semaines se sera 2500km pour retourner au Nicaragua). En espérant que les filets de fond de la Guadeloupe et les braconniers n’auront pas raison de cette tortue dont l’histoire est plus que MAGNIFIQUE.

Pour l’anecdote, 2 tortues imbriquées baguées à Maire-Galante avaient été pêchées et mangées au Nicaragua (2006 et 2007), celle-ci a eu plus de chances. Nos tortues imbriquées sont exceptionnelles, elles font de merveilleux voyages et servent de connecteur universel entre les nations.

Félicitation à Océane de Kap’Natirel pour cette observation, Merci à Karen Eckert (Widecast), Karen Bjorndal et Cynthia Lagueux (Nicaragua) qui ont permis en moins de 6 heures d’avoir toutes les informations sur cette tortue baguée H4826. Longue vie aux tortues marines.


E.Delcroix/ONCFS/RTMG

photo : E.Delcroix/ONCFS
Plage de ponte de Marie-Galante
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Photo : E.Delcroix/ONCFS
Tortue imbriquée en ponte
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Photo : Google Earth
Le grand voyage Nicaragua/Marie-Galante
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Témoignage : Les agents de la Réserve Naturelle de Saint-Martin sauvent une tortue verte

« La personne nous a déclaré avoir récupéré une tortue en détresse vers 9 :00 le 6 juillet lors de sa promenade avec ses chiens le long de la baie, cette dernière était affaiblie et emmêlée dans un morceau de filet dérivant. Il a pu la libérer et la charger pour l'emmener au niveau de la Ferme aux Papillons le long de la Saline d'Orient.

Une fois sur place nous avons constaté que la tortue verte (45-50 cm de carapace) était certes affaiblie, mais encore réactive, non-blessée et commençait à présenter des indice de déshydratation. Une fois l'absence de blessure et de bague confirmée, nous avons décidé de la prendre en charge avec Franck et Steeve autorisés à manipuler les tortues, pour la conduire au plus vite dans l'eau au niveau de la plage du Galion.

Dès sa remise à l'eau, la tortue s'est montrée encore plus réactive et  a commencé à nager. Nous avons donc décidé de la relâcher sous notre surveillance afin de s'assurer qu'elle soit bien en mesure de s'orienter et de respirer normalement.

Après une 15aine de minute, nous avons pu constater que cette dernière arrivée à s'immerger complètement et à remonter respirer normalement tout en se dirigeant droit vers le large.

Nous avons donc estimé que le sauvetage était une réussite et avons  quitté les lieux. »

J.Chalifour/RN Saint-Martin/RTMG

photo : J.Chalifour/RN SxM
Remise à l'eau de la tortue verte par les agents de la Réserve
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Photo : J.Chalifour/RN SxM
La tortue verte regagne le large
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A la découverte des pontes de tortues marines

L’Office du Tourisme de Marie-Galante, en partenariat ave l’association Eco-Lambda, vous propose du 15 juin au 15 septembre de découvrir la ponte des tortues marines avec un guide compétent et expérimenté. Vous pourrez ainsi observer les tortues marines sans risque de les perturber et de compromettre la ponte. Les structures s’engagent à respecter un cahier des charges strict qui permet de ne pas déranger les tortues marines.

L’observation d’une tortues marines, espèces protégées, est délicate il est fortement recommandé de passer par des structures compétentes pour profiter de ces moments magiques. Ne devenez pas malgré vous un perturbateur en compromettant la ponte par un comportement inadapté (groupe important et bruyant, utilisation de lampes, toucher une tortue, photographier une tortue,…). Ce type de comportement peut-être sanctionné au même titre que le braconnage. La police de l’environnement veille à l’application de l’arrêté de protection.

Pour découvrir les tortues marines dans les meilleurs conditions, contacter l’Office du Tourisme de Marie-Galante 0590 97 56 51 ou sur info@ot-mariegalante.com

 

E.Delcroix/ONCFS/RTMG


Consignes d'observation
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Des tortues marines sur les plages : Que faire?

Rien d’anormal de trouver des tortues marines en cette période sur nos plages. En effet, nous sommes au pic de la saison des pontes. Elles peuvent venir sur toutes les plages de notre archipel, de préférence la nuit, pour pondre.

  • Si vous observez une tortue marine qui vient pondre sur la plage, nous vous invitons à l’observer à une distance respectable et surtout de ne pas l’éclairer ou la toucher. Vous pouvez prévenir le Réseau Tortues Marines (0690 542 811) qui essayera de dépêcher une équipe sur place et donnera les consignes.
  • Si la tortue est en difficulté (se dirige sur une route à cause de l’éclairage), il est urgent d’intervenir pour la survie de la tortue. Il faut prévenir le RTMG (0690 542 811 ou contacter un membre du RTMG proche de chez vous) ou les pompiers qui se dépêcheront sur le site et donneront les consignes.
  • Si vous observez une émergence (sortie des nouveau-nés du sable), n’intervenez pas laissez les regagner la mer seuls et surtout n’éclairez pas au risque de les désorienter (transmettez l’information par téléphone ou e-mail). S’il y a des chiens errants maintenez-les à distance. Si les nouveau-nés ne se dirigent pas vers la mer, il faut prévenir d’urgence le RTMG (0690 542 811 ou contacter un membre du RTMG proche de chez vous) ou les pompiers qui se dépêcheront sur le site et donneront les consignes.

Les membres du Réseau Tortues Marines interviennent le plus souvent de manière bénévole, nous essayons d’assurer une veille téléphonique, mais nous ne pouvons pas garantir une réponse immédiate. Appelez le plus rapidement possible et de manière systématique lorsqu’une tortue ou des nouveau-nés sont en difficultés. Lorsque la ponte ou l’émergence se passe bien, vous pouvez nous transmettre l’information le lendemain par téléphone ou e-mail.

Les tortues marines sont des espèces protégées, les toucher et les déranger sont interdits, seuls quelques personnes habilitées peuvent les manipuler. Dans le cas d’une urgence, vous aurez peut-être à titre dérogatoire la possibilité d’intervenir si aucune personne ne peut se déplacer rapidement.

Profitez bien de ce spectacle magnifique.

E.Delcroix/ONCFS/RTMG


Plaquette du programme tortues marines : Découvrez de nombreuses informations
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Formation au suivi des pontes de tortues marines

Du 12 au 21 juin, 15 membres du Réseau Tortues Marines Guadeloupe ont pu être formés au suivi scientifique des pontes de tortues marines par le coordinateur du programme. La formation s’est déroulée en 3 cycles de 3 nuits par groupe de 5 sur différentes plages de ponte de Marie-Galante. Les plages de pontes ont été arpentées matin et nuit dans la joie et la bonne humeur. Les tortues étaient au rendez-vous.

La formation a permis de donner des bases solides pour assurer le suivi et renforcer les équipes déjà actives. Les stagiaires ont pu apprendre à repérer une tortue la nuit, à l’approcher sans la déranger et à exercer différentes manipulations (baguage, mesure, prélèvement de tissu,…), mais également à réaliser un comptage traces et à interpréter les activités de ponte. 15 nouvelles personnes vont pouvoir ainsi demander leur autorisation de manipulation de tortues marines et ainsi apporter de nouvelles compétences dans les différentes équipes (L’ONCFS se chargera de transmettre les demandes auprès de la DEAL). Les personnes habilitées et expérimentées depuis plusieurs années assureront encore leur encadrement sur le terrain pour affiner et perfectionner les techniques de suivi des pontes. Il n’y a rien de tel que l’expérience pour se perfectionner et assurer un suivi tout en limitant le dérangement des tortues marines.

Une formation du même type sera proposée en 2013. Cette formation a pu être réalisée grâce au soutien financier de l’Europe, de la DEAL, de la Région et de l’ONCFS.

Télécharger la présentation de la formation 2012 (18Mo)

 

E.Delcroix/ONCFS/RTMG

photo : J.Chalifour/RN SxM
Manipulation d'une tortue imbriquée
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Photo : J.Chalifour/RN SxM
Comptage traces
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Photo :  E.Delcroix/ONCFS
Interprétation d'une activité de ponte
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Photo :  J.Chalifour/RN SxM
Tortue nouvellement baguée
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Inauguration de panneaux sur la plage de l’autre bord au Moule

Au cours de l’année scolaire les collégiens du Moule (5 ème D, 5 ème I et 3 ème I de la SEGPA) se sont mobilisés avec leur équipe enseignante autour d’un projet tortues marines. Ils ont été aidés par Laurent et Thierry, bénévoles du RTMG basé à Saint-François. Ce projet se concrétise par la pose de plusieurs panneaux sur la plage de l’autre bord. Ces panneaux présentent les tortues marines qui pondent sur cette plage, ainsi que les consignes pour les préserver (message en créole et anglais). 2 silhouettes grandeur réelle ont été également fabriquées et posées sur le site. Le 7 juin, les panneaux ont été inaugurés en présence des collégiens, des enseignants, de quelques membres du RTMG et du Principal du collège. Les collégiens sont fiers de leur réalisation et deviennent ainsi les meilleurs ambassadeurs de la protection des tortues marines sur leur commune. Tout simplement bravo.

De nombreuses idées ont déjà émergées pour poursuivre ce projet l’année prochaine.

E.Delcroix/ONCFS/RTMG

photo : E.Delcroix/ONCFS
Panneaux et silhouette
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Photo : E.Delcroix/ONCFS
Panneau
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Photo :  E.Delcroix/ONCFS
Discours d'inauguration
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Photo :  E.Delcroix/ONCFS
Présentation des panneaux par les collégiens
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De belles photos

Laurent SAGNIMORTE, bénévole actif du Réseau Tortues Marines, nous fait partager ces plus beaux clichés de tortues marines. Il nous invite à découvrir son diaporama et sa galerie photos. Bravo l’artiste.

Cliquez ici pour accéder au diaporama

Cliquez sur la galerie que vous souhaitez visionner

Galerie 1 Galerie 2 Galerie 3

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Témoignage : Les tortues luth préfèrent-elles pondre en public?

Ce mardi 8 mai, le public, dont de nombreux touristes,  sur Grande Anse Deshaies  a  eu  une surprise de taille vers midi. Une tortue luth de 1,47m de longueur de carapace (300 à 400 kg) est venue pondre sur la plage. Phénomène rarement observé puisque les tortues préfèrent venir la nuit. Après l'appel de personnes témoins de la scène, la gendarmerie prévient le réseau des tortues marines de Guadeloupe par l’intermédiaire de son coordinateur. Ce qui a permis aux bénévoles du Gaïac, association du RTMG basée à Sainte Rose, en charge du suivi des pontes de tortues marines du Nord Basse Terre de venir sur place afin de baguer, mesurer la tortue et répondre aux nombreuses questions des personnes présentes. Durant le temps de la ponte, environ 2 heures LUTECE ainsi baptisée par ses admirateurs a été régulièrement arrosée par les enfants, ravis. Moment exceptionnel qui a pris fin avec le retour à l'eau de LUTECE.

Le 11 mai, deuxième surprise : une autre tortue luth monte sur la Plage de la Perle aux environs de 17 heures ! Plus petite : 1,37m elle étonne à nouveau un public ravi . Baptisée : PERLE par les personnes présentes elle a été également baguée et mesurée par les mêmes bénévoles du Gaïac

Le 15 mai : nouvelle intervention  vers 18 h des bénévoles du Gaïac sur une tortue luth à Anse des Isles . Cette fois çi la tortue n'a pas pu pondre.

Ces montées en pleine journée sont exceptionnelles et n'avaient pas été observées depuis 2008. La tortue luth Dermochelys coriacea est la plus grande espèce de tortue. Elle est entièrement protégée, elle même, ses œufs et ses sites de ponte. L'Association le Gaïac organise  des animations publiques, sur inscription, pour le suivi des pontes de tortues marines. La première animation a permis aux inscrits d'admirer une ponte de tortue luth. Pour tout contact : legaiac@orange.fr.

Merci à tous ceux qui permettent de faire circuler les informations.

Y.Parmentier/Le Gaïac/ RTMG

photo : Parmentier/Ass. Le Gaiac
La tortue Lutèce sur Grande Anse
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Photo : Parmentier/Ass. Le Gaiac
Retour à la mer de Lutèce
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Photo :  Parmentier/Ass. Le Gaiac
Luth à Anse des Isles
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Photo :  Parmentier/Ass. Le Gaiac
Balayage de la tortue Perle
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L'association Le Gaïac vous invite aux "Nuits des Tortues Marines"

Comme chaque année, l'association Le Gaïac, membre du Réseau Tortues Marines de Guadeloupe, organise "Les Nuits des Tortues Marines" sur le secteur du Nord Basse-Terre. Il s'agit d'une animation tout public qui vise à découvrir les tortues marines et les actions menées par l'association en faveur de leur protection. Vous découvrirez comment se déroule une patrouille de nuit, partirez à la recherche des traces...et vous aurez peut-être la chance de rencontrer ce mystérieux animal sur la plage, nous sommes en pleine saison des pontes pour les tortues Luth !

Le premier rendez-vous est donné ce vendredi 18 mai à partir de 19 heures.

Si vous souhaitez participer, merci de nous contacter pour vous inscrire, les places sont limitées.
D'autres dates seront programmées, nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

Venez nous rejoindre pour connaître et protéger les tortues marines !

--
Cécile Lallemand
Association Le Gaïac
0690 32 22 52

photo : Ass.Kap'Natirel
Retour à la mer d'une tortue luth
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Photo :L.Bouveret
Ponte de jour
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Photo : L.Bouveret
Ponte
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Témoignage : Projet annuel sur les tortues marines pour les CE1 de Fonds Cacao à Capesterre-Belle-Eau

Dans le cadre de leur projet annuel sur les tortues marines, les CE1 de Mr Deroin de l'école Léonce Minatchy à Fonds Cacao sur la commune de Capesterre-Belle-Eau ont pu participer à différentes activités grâce à l'association Kap Natirel et à l'Ecole de la Mer :

  • Lors du carnaval de l'école en février, un costume « tortue » a été confectionné en classe. Un grand succès lors du défilé dans les rues de Fonds Cacao!
  • Puis les apprentissages en classe ont commencé et ont débouché par une intervention de Sophie Bédel et Olivia Giuliani de l'association Kap Natirel.
  • Fin mars, sortie à la plage de Sainte Claire à Goyave : lâcher d'une tortue verte soignée à l'aquarium, nettoyage de la plage et réalisation de tortues avec les matériaux locaux ( sable, palmes, coquillages, bois... ).
  • Le 1er mai, sortie à la plage de Malendure à Bouillante : nage avec les tortues vertes en palme-masque-tuba. Un moniteur spécialisé, Antoine Maetracci de AnBaDloLa, encadrait les élèves pour qui c'était une grande première!
  • Pour finir, écriture d'un conte antillais sur les différentes espèces de tortues : « Ma tortue de coeur ».

Bref, un projet très riche et inoubliable pour les élèves comme pour leur maître!!!

Article rédigé par J.Deroin

photo : J.Deroin
La Découverte des tortues marines
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Photo :J.Deroin
Déguisement tortues
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Photo : J.Deroin
Nettoyage de plage de ponte
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Une Karet dans une mare

Le 3 avril 2012, Madame France Lise Moeson aperçoit une grosse tortue immobile dans une mare qui s’assèche proche du littoral sur la commune de Grand-Bourg (Maréchal). Cette tortue s’avère être une tortue Karet et elle signale sa présence à plusieurs membres du Réseau Tortues Marines pour tenter de la sauver. Deux membres actifs du Réseau sur Marie-Galante, Moïse et Monique, se rendent sur les lieux pour faire le bilan : la tortue est vivante mais il faudra mobiliser du monde pour la sortir de cette mare. Les pompiers sont sollicités et se rendent sur les lieux pour prêter main forte à cette opération de sauvetage. L’épaisseur de boue ne rend pas facile l’extraction de la tortue, toutefois elle est sortie et transportée en hamac-civière jusqu’au bord de l’eau. Après un diagnostic, la tortue semble apte à reprendre le large, baguée et accompagnée par l’ensemble de l’équipe de sauvetage, la tortue imbriquée regagne la mer.

photo : M.Charriau/EcoLambda
La Karet dans la mare
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Photo :M.Charriau/EcoLambda
Transport en hamac civière
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Photo : M.Charriau/EcoLambda width=
Retour à la mer
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Cette femelle Karet est probablement dans cette mare depuis plusieurs mois, elle se serait égarée après sa ponte et aurait confondu la mare qui en fin d’année 2011 était pleine d’eau, avec la mer. Le littoral ouest marie-galantais accueille plusieurs centaines de pontes par an de tortue Karet. Sur certaine portion du littoral, les tortues peuvent facilement être désorientées après la ponte car les zones agricoles, souvent inondées en saison des pluies, et les mares sont très visibles à cause de la faible épaisseur du cordon de végétation. Ces prairies humides et ces mares sont confondues avec la mer, ce sont des cas de désorientation naturelle favorisée par la dégradation du cordon de végétation.

Sur Marie-Galante, vous pouvez contacter Moïse (0690 37 17 57) ou Monique (0690 65 60 90) si vous observez une tortue en difficulté ou les pompiers (18) qui interviennent très régulièrement sur des opérations de sauvetage.

Merci à France Lise Moeson pour son appel, aux pompiers pour leur précieuse aide et efficacité et aux membres du Réseau Tortues de Marie-Galante.

 

Eric Delcroix/ONCFS/RTMG

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Remise à l'eau d'une tortue verte, Sainte Claire

La deuxième des tortues vertes trouvées en mer le 12 février dernier a pu rejoindre la mer ce matin, sous les yeux quelque peu inquiets des enfants venus de 3 écoles (Lézarde à Petit-Bourg, Bourg de Baillif et Fonds-Cacao, CBE), sur la plage de Ste-Claire à Goyave.
Il faut dire que cette jeune patiente du centre de soins a perdu une patte avant dans le filet dans lequel elle a été découverte piégée, et qu'il était difficile pour elle d'avancer sur le sable.
Une fois dans l'eau, elle a fait preuve d'une grande agilité, laissant un sourire d'espoir sur les lèvres des élèves, des agents communaux et des représentants du Maire également présents pour assister à cette remise en liberté.
Les enfants ont ensuite entrepris de nettoyer la plage, avant un atelier "tortues en sable" et le retour dans leurs écoles respectives en début d'après-midi. Pour la plupart, le thème des tortues marines restera à l'honneur en classe jusqu'à la fin de l'année scolaire, dans le cadre de projets pédagogiques menés avec Kap Natirel ou le Parc National.

Merci à la commune de Goyave pour son accueil, aux enfants pour leurs œuvres éphémères, ainsi qu'aux enseignants et animateurs pour leur participation.

Sophie Bedel/Kap'Natirel/RTMG

photo : S.Bedel/KapNatirel

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Photo :S.Bedel/KapNatirel

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Photo :S.Bedel/KapNatirel

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photo : S.Bedel/KapNatirel

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Photo :S.Bedel/KapNatirel

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Photo : S.Bedel/KapNatirel

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Photo : S.Bedel/KapNatirel

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La remise à l'eau d'une tortue verte

Les honneurs pour un retour à la mer le 12 mars 2012 sur la plage de la Datcha. Merci à la commune du Gosier et aux équipes enseignantes et notamment à celle du collège Bambuck. Quelques photos de ce merveilleux moment.

photo : S.Bedel/KapNatirel
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Photo :S.Bedel/KapNatirel
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Photo : S.Bedel/KapNatirel
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photo : S.Bedel/KapNatirel
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Photo : S.Bedel/KapNatirel
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Photo : S.Bedel/KapNatirel
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photo : S.Bedel/KapNatirel
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Photo : S.Bedel/KapNatirel
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Photo : L.Malglaive/AEVA
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Journée Eco-citoyenne organisée par Le Gaïac

L’association « Le Gaïac » vous invite à une journée éco-citoyenne pour la protection des tortues marines le dimanche 25 mars 2012 à partir de 8 heures sur la plage de Petit Cluny à Sainte-Rose.

L’association Le Gaïac est membre du réseau tortues marines de Guadeloupe et assure le suivi des pontes sur le secteur du Nord Basse-Terre. Elle organise cette manifestation en partenariat avec l’association La Boule Verte, qui porte un projet de chantier d’insertion orienté vers la protection de l’environnement et la valorisation des sites naturels.

Au programme de la journée :

-         Découverte d’un site de pontes de tortues marines

-         Exposé sur les tortues marines et leur cycle de vie

-         Nettoyage de plage pour préserver les sites de pontes

-         Animations et jeux pour enfants

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L'affiche
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Remise à l'eau d'une tortue verte

Lundi 12 mars 2012 à 10:00 l'une des deux tortues vertes récupérées début février en difficulté dans le petit cul-de-sac marin par les agents du PNG est prête à regagner son milieu naturel. Elle partira de la plage de la DATCHA dans le bourg du Gosier en compagnie de nombreuses écoles.

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L'affiche
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Sauvetage de 2 tortues vertes (témoignage)

Olivier OETTLY et Alan LE BOUT, agents au PNG, nous font partager leur sauvetage

« Tout commence dans le lagon de Fajou vers 12h15 alors que nous sommes en train de verbaliser un jet ski (interdit en cœur de parc).

Nous recevons un appel de Nadège GANDILHON qui nous signale la présence d'une baleine à bosse en danger dans le Petit Cul de Sac marin au large de Petit Bourg. Nous partons donc pour la zone (40 minutes de trajet) où nous cherchons avec l'Aquarium le cétacé en détresse ; apparemment elle serait prise dans un bout avec des bouées. Pendant cette recherche je vois un objet flottant non identifié d'environ un mètre de diamètre, mais nous décidons de nous concentrer sur la recherche du cétacé et laissons tomber l'ofni. Une demi-heure plus tard le bateau de l'aquarium trouve la baleine et après quelques minutes le bout avec les trois bouées est coupé. La baleine s'en va libérée de son fardeau flottant.

Nous retournons alors vers Pointe à Pitre et coup de chance malgré la mer formée j'aperçois à nouveau l'ofni, il s'agit d'un filet de pêche abandonné et enroulé sur lui même avec heureusement quelques petits flotteurs maintenant le tout en surface.

Détail qui compte puisqu'une tortue verte était piégée dans ce filet par sa nageoire avant droite, les flotteurs ont donc empêchés la noyade.

Malheureusement le filet a fait un garrot à la base de sa nageoire, le reste a nécrosé et était déjà tombé quand nous l'avons récupérée. Néanmoins très vivace nous décidons de l'amener au centre de soin basé à l'aquarium. En chemin nous croisons la gendarmerie qui a également trouvé une tortue verte qui elle était très affaiblie. Nous voilà donc avec deux spécimens dans le bateau qui nous déposons quelques minutes plus tard au centre de soin »

Propos d’Olivier recueillis par Eric DELCROIX

Les deux tortues vertes sont toujours au centre de soin, le soigneur et le vétérinaire sont optimistes quant aux chances de réhabilitation des animaux et à leur remise en milieu naturel.

photo : PNG
Tortue verte sauvée de la noyade
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Photo : PNG
Tortue verte fraichement amputée
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Remise à la mer de deux jeunes tortues imbriquées après 3 mois de détention illégale

Mercredi 11 janvier 2012, deux jeunes tortues imbriquées ont été remises à la mer depuis la plage de Viard (Petit-Bourg). Cette remise à la mer a été faite par l’Aquarium qui héberge le centre de soin et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage qui coordonne le programme.

Ces deux tortues ont été récupérées dans un radeau de sargasses au large de Petit-Bourg en septembre 2011 et détenues en captivité pendant 3 mois en bassine chez des particuliers. Le 14 décembre ces deux tortues ont été amenées à l’Aquarium pour une prise en charge.

Les tortues ont eu le temps de développer des carences, l’une d’elle présente des déformations importantes de la carapace et elles se sont surtout habituées aux humains pour manger. Les soigneurs du centre de soin ont pendant 1 mois travaillé pour déshabituer les tortues marines de l’homme et les amener à chercher leur nourriture seules. En forme et considérées comme « autonomes » les tortues âgées de 4 mois ont été remises dans leur milieu naturel afin de reprendre le cycle « normal de leur vie », même si elles auraient déjà du être à plusieurs centaines de kilomètres de la Guadeloupe.

La détention de tortue marine en captivité est un délit passible de 15 000€ d’amende et d’1 an de prison. De plus, le maintien en captivité de nouveau-nés tortue est néfaste d’un point de vue sanitaire (carence, développement de maladie,…) ce qui compromet leur survie en milieu naturel, voire risque de contaminer leurs congénères. Les tortues nouvellement nées partent pour 1 à 2 ans de voyage en pleine mer, avant de s’établir sur une zone côtière ; empêcher cette migration a des conséquences.

Une tortue lorsqu’elle est en difficulté ou blessée doit être prise en charge par le centre de soin (0590 90 92 38), celui-ci ou des personnes habilitées peuvent être prévenues via les pompiers ou les gendarmes. Il est impératif que les nouveau-nés en difficulté regagnent la mer le plus rapidement, même si elles sont la proie de nombreux prédateurs. En laissant faire la nature, nous donnons plus de chances aux populations de tortues marines de se maintenir et de se renforcer qu’en intervenant de manière trop importante.

Eric Delcroix, ONCFS/RTMG

photo : E.DELCROIX/ONCFS
Tortues imbriquées âgées de 4 mois
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Photo :E.DELCROIX/ONCFS
Quelques pas sur la plage avant un nouveau départ en mer
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Photo : E.DELCROIX/ONCFS
Remise à l'eau par le soigneur de l'Aquarium et du centre de soin
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Captures accidentelles de tortues marines dans les engins de pêche : où en est-on ?

Un problème de longue date

A l’occasion des 20 ans de la protection des tortues marines en Guadeloupe, un bilan des connaissances acquises et des actions en matière de limitation des menaces a été exposé le 12 novembre à la Médiathèque du Lamentin.

Si les populations en mer et en ponte semblent ne plus diminuer à l’échelle de l’archipel, cette bonne nouvelle est nuancée par la fragilité de ce résultat (la faible taille des populations notamment)et la nécessité de poursuivre les efforts d’étude et de protection, si l’on veut espérer maintenir ces espèces autour de l’archipel, notamment parce qu’ il existe toujours des menaces importantes face auxquelles des solutions restent à mettre en œuvre ou à trouver

Les captures accidentelles dans les filets de pêche représentent la plus importante d’entre elles. Chaque année, on estime à environ un millier le nombre de tortues qui meurent dans ces engins autour de l’archipel et des travaux pour trouver des techniques alternatives sont en cours depuis 2007.

Mais proposer des moyens de réduire l’impact de la pêche sur les populations de tortues marines sans pénaliser les marins-pêcheurs est une démarche complexe qui prend du temps.

En effet, les paramètres à prendre en compte sont nombreux (caractéristiques des engins, lieux de calée, spécificités locales, espèces ciblées, période de l’année…) et il est essentiel de collaborer avec les principaux intéressés (les pêcheurs !) pour proposer des modifications techniques ou réglementaires qui sont acceptables et efficaces sur le long terme.

Suite à l’enquête réalisée en 2003 par Eric Delcroix, l’actuel coordinateur du programme tortues marines (ONCFS), des pêches expérimentales visant la réduction du nombre de captures de tortues marines sans perte de rendement pour les pêcheurs, ont été mises en œuvre en Martinique et en Guadeloupe, dans le cadre de la thèse de Laurent Louis-Jean (OMMM/EPHE Perpignan).

Grâce à ce travail, l’association Kap Natirel qui a réalisé les pêches expérimentales pour la Guadeloupe, a noué des relations privilégiées avec des pêcheurs volontaires dès 2007. Elles ont conduit notamment à former deux pêcheurs à la manipulation (baguage, mesure et réanimation) des tortues marines, devenus « ambassadeurs » de la question auprès des autres marins-pêcheurs et des instances en charge des orientations relative à la pêche en Guadeloupe (Affaires maritimes, Comité régional des pêches…)

Forte de ces collaborations, l’association a souhaité poursuivre la réflexion en mettant en place un nouveau projet collaboratif ; les pêcheurs volontaires sont au cœur de l’étude, et remplissent un carnet comptabilisant les tortues capturées par coup de pêche en fonction des engins utilisés et de différents éléments (temps et site de calée). Ce projet pilote a débuté en octobre 2011 et concerne les communes du Sud Basse-Terre pour cette première année. Il est financé grâce au soutien de la Fondation de France, de la Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, de la Fondation pour la Nature et l’Homme (Ex- Nicolas Hulot) et le Port Autonome de Guadeloupe.

photo : C.JEUFFROY
Folle en action de pêche
(Photo : Claire JEUFFROY)
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Photo : C.JEUFFROY
Tortue imbriquée prise dans la folle
(Photo : Claire JEUFFROY)
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Photo : C.JEUFFROY
Tortue imbriquée prise dans la folle
(Photo : Claire JEUFFROY)
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Un exemple de « l’hécatombe » aux Saintes

Si le problème n’est pas nouveau donc, les récentes captures successives (plus de 20 en quelques semaines) et multiples (jusqu’à 6 individus dans un même filet) aux Saintes depuis octobre ont suscité un vif émoi chez les plongeurs notamment, et une réunion avec les pêcheurs saintois a été envisagée pour le mois de décembre.

Entre temps, constatant les dégâts qu’elle engendrait, Cédric du club de plongée Les Pisquettes, aidé d’un Gendarme de Terre-de-haut ont retiré une folle à lambi, calée sur le site de « La Vierge » le 21 novembre. Ce filet à larges mailles était à l’abandon (absence de bouées de marquage, filet coincé dans le récif) depuis longtemps au regard de l’état du cadavre de la tortue, permettant sur le plan légal, de le mettre « hors d’état de nuire ». Il faut rappeler que pour ces filets, la réglementation n’impose aucun temps maximal de calée ; ils peuvent donc rester plusieurs jours sans être remontés, et les tortues prises accidentellement n’ont presqu’ aucune chance de s’en sortir.

Dans ce contexte, Kap Natirel a donc été décidé de se rendre aux Saintes (23 et 24 novembre) pour rencontrer les pêcheurs, mais aussi les différents « observateurs du milieu marin », afin de mieux cerner les spécificités locales de la problématique, et préparer au mieux la réunion à venir.

Les échanges ont été riches (pêcheurs , professionnels du tourisme, gendarmes, …) et il semble qu’une majorité de saintois soient déterminés à agir et participer à la réduction de l’impact des folles (les autres types de filets sont, d’après les témoignages, peu problématiques par rapport aux tortues et par ailleurs très peu utilisés aux Saintes).

Entre autres pistes, a été proposé par les pêcheurs notamment:

  • D’interdire les folles à lambi en dessous de 30 m de fond (la bande côtière de 0 à 30 mètres étant privilégiées par les tortues vertes et imbriquées) et/ou sur certaines zones connues pour abriter un nombre important de tortues marines.
  • D’autoriser seulement la pêche en apnée pour le lambi, en contrepartie d’un réajustement et/ou d’une prolongation de la période de pêche
  • De réduire la hauteur des filets et le nombre de flotteurs, pour « coucher » davantage les filets et réduire la surface pêchante en hauteur.

Autant de propositions qui pourront être débattues lors de la réunion avec les deux associations de marins-pêcheurs des Saintes et Eric Delcroix le coordinateur du programme à laquelle l’office de tourisme et les maires des Saintes seront conviés.

Car le constat alarmant de ces dernières semaines s’accompagne a priori d’une bonne nouvelle : d’après les chiffres issus du protocole INAScuba rempli par les clubs de plongée saintois, c’était bien aux Saintes jusqu’à aujourd’hui que l’on rencontrait le plus de tortues en plongée. Et il est important que ceux qui valorisent cette destination touristique, participent à la réflexion engagée pour que la (légère) tendance à l’augmentation ne s’inverse pas (la semaine du 21 novembre, aucune tortue vivante vue sur les sites par Claire Jeuffroy, monitrice de plongée qui (re)connaît précisément les tortues de chaque site et considère que « depuis début octobre, on en voit seulement 1 sur 5 en moyenne. Moi , j’ai plutôt l’impression que la tendance est à la diminution » conclut-elle).

Ensemble, poursuivons nos efforts !

Merci à tous ceux qui contribuent, par leurs conseils et points de vue à faire avancer la réflexion autour de la réduction de l’impact des filets sur les tortues marines en Guadeloupe, avec une attention toute particulière aux pêcheurs qui nous font confiance.

Rédaction : Kap’Natirel


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Photo : S.Poupin
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