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• Attaque mortelle de chien : la 2ème de l'année à Trois-Rivières
• Pentecôte à Petite-Terre : Découverte des tortues marines
• Une luth en plein jour
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• Retours de bagues tortue luth
Avec le soutien : |
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Remise à la mer de deux jeunes tortues imbriquées après 3 mois de détention illegale
Mercredi 11 janvier 2012, deux jeunes tortues imbriquées ont été remises à la mer depuis la plage de Viard (Petit-Bourg). Cette remise à la mer a été faite par l’Aquarium qui héberge le centre de soin et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage qui coordonne le programme. Ces deux tortues ont été récupérées dans un radeau de sargasses au large de Petit-Bourg en septembre 2011 et détenues en captivité pendant 3 mois en bassine chez des particuliers. Le 14 décembre ces deux tortues ont été amenées à l’Aquarium pour une prise en charge. Les tortues ont eu le temps de développer des carences, l’une d’elle présente des déformations importantes de la carapace et elles se sont surtout habituées aux humains pour manger. Les soigneurs du centre de soin ont pendant 1 mois travaillé pour déshabituer les tortues marines de l’homme et les amener à chercher leur nourriture seules. En forme et considérées comme « autonomes » les tortues âgées de 4 mois ont été remises dans leur milieu naturel afin de reprendre le cycle « normal de leur vie », même si elles auraient déjà du être à plusieurs centaines de kilomètres de la Guadeloupe. La détention de tortue marine en captivité est un délit passible de 15 000€ d’amende et d’1 an de prison. De plus, le maintien en captivité de nouveau-nés tortue est néfaste d’un point de vue sanitaire (carence, développement de maladie,…) ce qui compromet leur survie en milieu naturel, voire risque de contaminer leurs congénères. Les tortues nouvellement nées partent pour 1 à 2 ans de voyage en pleine mer, avant de s’établir sur une zone côtière ; empêcher cette migration a des conséquences. Une tortue lorsqu’elle est en difficulté ou blessée doit être prise en charge par le centre de soin (0590 90 92 38), celui-ci ou des personnes habilitées peuvent être prévenues via les pompiers ou les gendarmes. Il est impératif que les nouveau-nés en difficulté regagnent la mer le plus rapidement, même si elles sont la proie de nombreux prédateurs. En laissant faire la nature, nous donnons plus de chances aux populations de tortues marines de se maintenir et de se renforcer qu’en intervenant de manière trop importante. Eric Delcroix, ONCFS/RTMG |
Tortues imbriquées âgées de 4 mois Cliquez pour agrandir |
Quelques pas sur la plage avant un nouveau départ en mer Cliquez pour agrandir |
Remise à l'eau par le soigneur de l'Aquarium et du centre de soin Cliquez pour agrandir |
Un problème de longue date A l’occasion des 20 ans de la protection des tortues marines en Guadeloupe, un bilan des connaissances acquises et des actions en matière de limitation des menaces a été exposé le 12 novembre à la Médiathèque du Lamentin. Si les populations en mer et en ponte semblent ne plus diminuer à l’échelle de l’archipel, cette bonne nouvelle est nuancée par la fragilité de ce résultat (la faible taille des populations notamment)et la nécessité de poursuivre les efforts d’étude et de protection, si l’on veut espérer maintenir ces espèces autour de l’archipel, notamment parce qu’ il existe toujours des menaces importantes face auxquelles des solutions restent à mettre en œuvre ou à trouver Les captures accidentelles dans les filets de pêche représentent la plus importante d’entre elles. Chaque année, on estime à environ un millier le nombre de tortues qui meurent dans ces engins autour de l’archipel et des travaux pour trouver des techniques alternatives sont en cours depuis 2007. Mais proposer des moyens de réduire l’impact de la pêche sur les populations de tortues marines sans pénaliser les marins-pêcheurs est une démarche complexe qui prend du temps. En effet, les paramètres à prendre en compte sont nombreux (caractéristiques des engins, lieux de calée, spécificités locales, espèces ciblées, période de l’année…) et il est essentiel de collaborer avec les principaux intéressés (les pêcheurs !) pour proposer des modifications techniques ou réglementaires qui sont acceptables et efficaces sur le long terme. Suite à l’enquête réalisée en 2003 par Eric Delcroix, l’actuel coordinateur du programme tortues marines (ONCFS), des pêches expérimentales visant la réduction du nombre de captures de tortues marines sans perte de rendement pour les pêcheurs, ont été mises en œuvre en Martinique et en Guadeloupe, dans le cadre de la thèse de Laurent Louis-Jean (OMMM/EPHE Perpignan). Grâce à ce travail, l’association Kap Natirel qui a réalisé les pêches expérimentales pour la Guadeloupe, a noué des relations privilégiées avec des pêcheurs volontaires dès 2007. Elles ont conduit notamment à former deux pêcheurs à la manipulation (baguage, mesure et réanimation) des tortues marines, devenus « ambassadeurs » de la question auprès des autres marins-pêcheurs et des instances en charge des orientations relative à la pêche en Guadeloupe (Affaires maritimes, Comité régional des pêches…) Forte de ces collaborations, l’association a souhaité poursuivre la réflexion en mettant en place un nouveau projet collaboratif ; les pêcheurs volontaires sont au cœur de l’étude, et remplissent un carnet comptabilisant les tortues capturées par coup de pêche en fonction des engins utilisés et de différents éléments (temps et site de calée). Ce projet pilote a débuté en octobre 2011 et concerne les communes du Sud Basse-Terre pour cette première année. Il est financé grâce au soutien de la Fondation de France, de la Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, de la Fondation pour la Nature et l’Homme (Ex- Nicolas Hulot) et le Port Autonome de Guadeloupe. |
Folle en action de pêche Cliquez pour agrandir |
Tortue imbriquée prise dans la folle Cliquez pour agrandir |
Tortue imbriquée prise dans la folle Cliquez pour agrandir |
Un exemple de « l’hécatombe » aux Saintes Si le problème n’est pas nouveau donc, les récentes captures successives (plus de 20 en quelques semaines) et multiples (jusqu’à 6 individus dans un même filet) aux Saintes depuis octobre ont suscité un vif émoi chez les plongeurs notamment, et une réunion avec les pêcheurs saintois a été envisagée pour le mois de décembre. Entre temps, constatant les dégâts qu’elle engendrait, Cédric du club de plongée Les Pisquettes, aidé d’un Gendarme de Terre-de-haut ont retiré une folle à lambi, calée sur le site de « La Vierge » le 21 novembre. Ce filet à larges mailles était à l’abandon (absence de bouées de marquage, filet coincé dans le récif) depuis longtemps au regard de l’état du cadavre de la tortue, permettant sur le plan légal, de le mettre « hors d’état de nuire ». Il faut rappeler que pour ces filets, la réglementation n’impose aucun temps maximal de calée ; ils peuvent donc rester plusieurs jours sans être remontés, et les tortues prises accidentellement n’ont presqu’ aucune chance de s’en sortir. Dans ce contexte, Kap Natirel a donc été décidé de se rendre aux Saintes (23 et 24 novembre) pour rencontrer les pêcheurs, mais aussi les différents « observateurs du milieu marin », afin de mieux cerner les spécificités locales de la problématique, et préparer au mieux la réunion à venir. Les échanges ont été riches (pêcheurs , professionnels du tourisme, gendarmes, …) et il semble qu’une majorité de saintois soient déterminés à agir et participer à la réduction de l’impact des folles (les autres types de filets sont, d’après les témoignages, peu problématiques par rapport aux tortues et par ailleurs très peu utilisés aux Saintes). Entre autres pistes, a été proposé par les pêcheurs notamment:
Autant de propositions qui pourront être débattues lors de la réunion avec les deux associations de marins-pêcheurs des Saintes et Eric Delcroix le coordinateur du programme à laquelle l’office de tourisme et les maires des Saintes seront conviés. Car le constat alarmant de ces dernières semaines s’accompagne a priori d’une bonne nouvelle : d’après les chiffres issus du protocole INAScuba rempli par les clubs de plongée saintois, c’était bien aux Saintes jusqu’à aujourd’hui que l’on rencontrait le plus de tortues en plongée. Et il est important que ceux qui valorisent cette destination touristique, participent à la réflexion engagée pour que la (légère) tendance à l’augmentation ne s’inverse pas (la semaine du 21 novembre, aucune tortue vivante vue sur les sites par Claire Jeuffroy, monitrice de plongée qui (re)connaît précisément les tortues de chaque site et considère que « depuis début octobre, on en voit seulement 1 sur 5 en moyenne. Moi , j’ai plutôt l’impression que la tendance est à la diminution » conclut-elle). Ensemble, poursuivons nos efforts ! Merci à tous ceux qui contribuent, par leurs conseils et points de vue à faire avancer la réflexion autour de la réduction de l’impact des filets sur les tortues marines en Guadeloupe, avec une attention toute particulière aux pêcheurs qui nous font confiance. Rédaction : Kap’Natirel |
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Les journées Tortues Marines à la médiathèque du Lamentin : quelques photos
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Résultats du concours dessins et photos
Catégorie: 3 à 6 ans (dessin) |
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Alexandre Desgrange, 5 ans |
Sébastien Kiavue, 5 ans |
Noam Denon, 5 ans 3ème |
Oxana Etienne, 6 ans 3ème |
Catégorie: 7 à 11 ans (dessin) |
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Jorgy Belenus, 7ans |
Remy Ricolin, 7ans |
David Calimia 3ème |
Catégorie: +12ans (dessin) |
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Manuel Armaos, 14Ans |
Gary, Ricgh, Jonathan, Yowel, IMA Karukera |
Catégorie: Photos |
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G. Torrent |
P-Y. Pascal |
L. Sagnimorte |
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| G. Torrent | L. Sagnimorte | P. Garnero |
Le retour des tortues vertes en Nord Basse-Terre
Le 28 août 2010 à 23h30, une tortue verte mesurant un mètre dix de longueur et prénommée « Claire de Lune », arrive sur la plage de Cluny à Sainte-Rose. Sa présence ravie les bénévoles de l’association Le Gaïac en pleine action sur le terrain. « Cela faisait plusieurs années que nous n’avions pas recensé de pontes de tortues vertes sur cette plage » signale Fortuné Guiougou, Président de l’association. En effet, la plage de Cluny est réputée « majeure » pour les pontes de tortues luth mais à moindre mesure pour les autres espèces de tortues marines présentes sur le littoral de Guadeloupe (tortues vertes et tortues imbriquées). Le retour de cette espèce protégée est une satisfaction pour l’ensemble des membres du Réseau Tortues Marines de Guadeloupe. « Nous constatons l’efficacité de nos actions mais aussi de meilleurs succès de pontes grâce aux aménagements réalisés » témoignent Yolande et Patrick Parmentier bénévoles actifs de l’association le Gaïac. En 2007 des enclos ont été installés par l’Office National des Forêts afin de permettre à la végétation de recoloniser le site. L’objectif était double, créer une barrière végétale entre la route et la plage mais aussi recréer un milieu favorable à l’accueil des tortues vertes et imbriquées car celles-ci privilégient des zones végétalisées pour leurs pontes. Ainsi entre 2010 et 2011, plus d’une dizaine de tortues vertes ont pondu avec succès sur Cluny. L’association Le Gaïac remercie tous ses bénévoles pour leur implication. Cécile Lallemand |
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La réserve naturelle de Saint-Martin s'investit pleinement dans le plan de restauration
Depuis 2008, avec l'arrivée de la chargée de missions scientifiques, et la validation du plan de gestion en 2009, la RNN de Saint-Martin s'est engagée aux côtés des autres membres du RTMG en faveur de la protection des tortues marines et de leurs habitats. En 2009, un suivi des pontes de tortues marines était mis en place sur les sites classés en réserve ainsi que sur des plages ayant été identifiées, après diagnostic, comme site important de pontes. Ce suivi, basé sur un protocole de comptages traces, était réalisé sur une dizaine de sites par les agents de la réserve naturelle. L'année suivante, la rnn a oeuvré à la création d'un réseau de bénévoles pour lui venir en aide dans cette mission précise, afin de garantir la pérennité du suivi sur l'ensemble des sites couverts. En 2010 et 2011 ce sont ainsi une quinzaine de bénévoles qui ont été formés et accompagnés dans la mise en oeuvre du protocole. ce suivi a permis de montrer que l'activité de ponte sur Saint-Martin était relativement importante (112 traces en 2009, 121 en 2010) notamment sur les sites de Tintamarre et des Terres Basses. En parallèle, la RNN a formé les clubs de plongée de la partie française au protocole INASCUBA de suivi des tortues en alimentation. Sur les 8 clubs formés par la RNN, deux s'impliquent activement dans ce suivi et permettent d'affiner les connaissances sur la fréquentation des sites de plongée par les tortues marines. La RNN travaille conjointement avec Nature, le gestionnaire du Marine Park côté hollandais : les deux AMP ont soumis un projet commun à Earthwatch project pour standardiser les protocoles et optimiser les suivis fundation En mars 2011, la RNN a présenté à la Collectivité et à la Préfecture, avec l'aide d'Eric Delcroix de l'ONCFS, son diagnostic des sites de ponte qui avait débuté mi-2008. Pendant un an, la chargée de missions scientifiques a arpenté l'ensemble des plages de la partie française afin de leur attribuer une note habitat selon différents critères (couverture végétale, présence de lumière, de constructions, tassement du sable). Des préconisations d'aménagement ont également été rédigées pour accompagner ce diagnostic de l'état des plages de Saint-Martin en tant qu'habitat des tortues marines. Ce travail a permis à la RNN d'être intégrée au COPIL de la rédaction du nouveau PLU de la Collectivité. par ailleurs les agents de cette dernière ont été informés de l'existence de sessions de formation à l'aménagement des sites de ponte. Des panneaux d'information sont en cours de réalisation pour être posés sur certains sites considérés comme majeurs. La RNN a continué son rôle de sensibilisation cette année auprès du grand public lors de l'arrivée massive de sargasses pour prévenir le nettoyage des plages déraisonné. Suite à l'intervention d'un particulier sur un site, la RNN a communiqué dans les quotidiens de l'île sur la nécessité de faire appel à son expertise technique dans ces cas précis, et rappelé que la loi punit les destructions des habitats de tortues marines. Enfin, comme chaque année depuis 2009, la RNN poursuit son action d'éducation à l'environnement auprès des scolaires, notamment à l'aide des mallettes pédagogiques distribuées par le réseau. En plus des 50h en moyenne d'intervention en classe et/ou sur sites prévues chaque année, la rnn a distribué les mallettes à une dizaine d'établissements scolaires. A l'occasion des 20 ans de protection des tortues marines, la réserve prévoit, outre ses actions annuelles, la diffusion de films pédagogiques à destination du grand public et des scolaires.
Article rédigé par Pauline Malterre / Réserve Naturelle de Saint-Martin |
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Le programme officiel des journées Tortues Marines
Du 9 au 12 novembre 2011 nous avons le plaisir de vous convier aux journées Tortues Marines organisées à la médiathèque du Lamentin dans le cadre de l'anniversaire des 20 ans de la protection des tortues marines dans la région Guadeloupe. Le 12 novembre 2011 est le temps fort de ces journées avec notamment l'après-midi dédié au bilan de 20 ans d'actions. Nous vous invitons à découvrir le programme et surtout à nous rejoindre pour fêter cet évènement comme il se doit. |
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Le 2 octobre 1991, les tortues marines sont devenues espèces protégées sur le territoire de la Guadeloupe. Les sujets sont libres (protection, espèces, menaces, biologie, sous l’eau ou sur terre). Les participants doivent envoyer leurs contributions à : concours20ans@tortuesmarinesguadeloupe.org . Règlement du concours téléchargeable ci-dessous |
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Attaque mortelle de chien : la 2ème tortue imbriquée meurt sur Trois-Rivières
Le mercredi 25 août, la plage de Grande-Anse Trois-Rivières, où se situe le local de l'association Kap Natirel a de nouveau été le théâtre d'une macabre découverte.
Article rédigé par Sophie Bédel Ass.Kap'Natirel |
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Les associations Ti tè et Kap'Natirel en partenariat avec l'ONF vous invite à découvrir leur programme d'activités proposé lors du week-end de la Pentecôte. Les tortues marines seront à l'honneur dans le cadre des 20 ans de leur protection. |
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La nature en fête : une tortue luth monte en pleine journée sur la plage de Grande Anse, Trois-Rivières
Mercredi 18 mai 2011, journée d’ouverture de la Fête de la Nature, une tortue luth a décidé de venir pondre en pleine journée sur la plage de Grande Anse, à Trois-Rivières. L’équipe de Kap Natirel, dont le local se situe sur cette plage, a été prévenue de ce spectacle rare par téléphone dès la montée de la tortue, vers 13h30. Après avoir creusé un premier cylindre, la tortue s’est déplacée à plusieurs reprises sur la plage avant de repartir à l’eau sans avoir pondu. Bien que l’ensemble des personnes présentes soient restées très respectueuses face à cette espèce protégée, leur nombre important a pu déranger la tortue. Juste avant qu’elle ne rentre dans l’eau, un membre de l’association s’est approché de la tortue afin de lire les bagues qui luisaient au soleil (FWI3624, FWI3558). Le baguage est un outil efficace pour obtenir des informations sur les déplacements saisonniers des tortues marines. La tortue, prénommée Gaby, a été baguée le 19 mars dernier en Martinique par nos collègues de l’association Kawan basée au Lorrain. Elle est un bel exemple de « l’infidélité » des tortues luth à un site de ponte dans une même saison. Ce déplacement entre deux îles éloignées de quelques centaines de kilomètres nous démontre tout l’intérêt du plan de restauration des tortue marines commun aux Antilles françaises.
Article rédigé par Lise Pertuisel Ass.Kap'Natirel |
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20 ans de protection des tortues marines en Guadeloupe : ça se fête !
La conférence de presse du 19 mai 2011 organisée à l'Aquarium de la Guadeloupe en présence de Monsieur Benito-Espinal, parrain de l'opération, lance officiellement le 20ème anniversaire de la protection des tortues marines en Guadeloupe. L'ensemble des membres du Réseau Tortues Marines Guadeloupe soutenu par leurs partenaires financiers vous propose un programme d'activités riche tout au long de l'année. Découvrez le dès à présent. |
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Dimanche 10 avril 2011, une tortue verte a été volontairement harponnée par la flèche d’un fusil de chasse sous-marine. La tortue a été retrouvée vivante, mais gravement blessée au fond de l’eau sur un site de plongée sur Deshaies. Le Club de Plongée « Nautica Plongée », membre du Réseau Tortues Marines Guadeloupe, basée à Petite-Anse a découvert la tortue vers 12:00. L’alerte a aussitôt été donnée et le soigneur, Alain Calais, du centre de soin géré par Karet et hébergé à l’Aquarium de Guadeloupe a pu se rendre sur place pour rapatrier la tortue. La flèche a percé la carapace, perforé un poumon et altéré plusieurs autres organes, elle décèdera dans la nuit de dimanche à lundi. Protégée depuis 20 ans, le Réseau Tortues Marines œuvre pour que ces espèces ne disparaissent pas. En 2011, année des 20ans de la protection, un accent particulier est mis en communication pour rappeler la réglementation de 1991 et de 2005. Cet acte porte à mal les résultats positifs obtenus ces dernières années et nous amène à trouver des solutions pour renforcer la surveillance des sites sensibles au braconnage. Ce délit est passible de 15 000€ d’amende et d’1 an de prison ferme. Les forces de police se mobilisent pour retrouver le coupable. La tortue pesait 11 kg et mesurait 47cm de carapace, son age est estimé entre 5 et 10 ans. Alors qu'elle avait réussi à survivre à ces prédateurs naturels importants les premières années, elle aurait pu se reproduire dans une quinzaine d’années pour assurer la survie de l’espèce. Un acte de braconnage datant de 2009 passera en jugement le 12 avril 2011. Un chasseur avait été pris en flagrant délit par les douanes alors qu'il avait fléché une tortue verte sur Deshaies. Les actes de braconnage peuvent être signalés à la Gendarmerie (17) ou au SMPE (0590 99 23 52) Article rédigé par Eric DELCROIX |
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Les marie-galantais s’investissent pour protéger les tortues marines : Des idées innovantes, des perspectives intéressantes.
Le célèbre site de pontes de Trois-Ilets bénéficie d’une attention toute particulière de l’ONF, du GEQ multiservices de Marie-Galante et du Conservatoire du littoral (CdL) en amont de la saison pour protéger les tortues qui viendront y pondre. En 2010, plusieurs tortues se sont retrouvées sur la route jouxtant la plage, certaines se sont égarées et ont pu être remises à l’eau, mais certaines se sont fait écraser. Ce phénomène de désorientation s’est accru par un cordon de végétation altéré par des conditions difficiles (grandes marées, sécheresse, fréquentation,…), la présence d’une route en bitume très proche (en période de grosse lune et surtout lors des pluies la surface de la route devient très lumineuse et est confondue avec la mer) et l’augmentation du nombre de tortues (plus il y a de tortues, plus le risque augmente). Pour faire face à cette nouvelle menace, l’ONF gestionnaire du site a développé, en partenariat avec le CdL et l’ONCFS, une technique innovante qui permettra de bloquer physiquement les tortues en arrière plage, de les réorienter vers la mer, de limiter la visibilité de la route et de renforcer le cordon de végétation. Cette technique s’appelle les fascines, largement utilisées pour la restauration des berges de rivières, mais se nomme également les gaulettes sur Marie-Galante qui étaient largement utilisées dans l’habitat traditionnel. Jean-Louis Mailland s’est inspiré des gaulettes pour développer une solution pour faire face à la désorientation des tortues. Actuellement plusieurs jeunes marie-galantais du GEIQ multiservices encadrés par l’ONF sont en train d’installer l’équivalant de 800m linéaire de fascines construites en partie avec du Saint-Domingue tressé entre des pieux de gommier rouge (qui prendront racine). Ces travaux devraient être finis pour début mai et sauveront la vie de plusieurs femelles venues pondre. Cette technique innovante pourra, si elle fait ses preuves (ce qui devrait être le cas), être utilisée sur différents sites comme barrière, enclos de régénération et technique de re-végétalisation. Cette technique contribuera à la lutte contre des espèces végétales invasives, comme l’acacia de Saint-Domingue, grâce à sa valorisation. Le savoir-faire développé par les jeunes marie-galantais pourrait s’exporter sur l’ensemble de la région …les tortues marines contribueraient-t-elles au développement de nouvelles activités économiques ? Merci à l’ONF, membre du RTMG.Article rédigé par Eric DELCROIX |
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Supports de sensibilisation et de communication
Le nouveau T-Shirt pour les membres du Réseau est arrivé, il permet d’être identifié sur le terrain lors des suivis sur les plages ou lors d’opérations de sensibilisation. Portons-le pour faire parler de nous et susciter de nouvelles vocations. Un autocollant associé. Un poster de sensibilisation rappelle la réglementation portant sur les tortues marines et leurs habitats. Ce poster est diffusé massivement par l’association Kap’Natirel et les autres membres du Réseau. Face à une recrudescence du braconnage, une piqûre de rappel n’est pas du luxe. Un autocollant de sensibilisation destiné aux usagers des plages afin que les véhicules roulant sur le sable et dans les forêts d’arrière plage, lieux de ponte des tortues marines, ne soient plus que de mauvais souvenirs. De nombreux efforts ont été faits, poursuivons-les. Supports financés par le l’Union Européenne (FEDER), la DIREN, le Conseil Régional et l’ONCFS |
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Les premières tortues luth ont été baguées en 2003 sur l'archipel guadeloupéen. Un peu plus de 40 femelles ont été baguées ou observées avec des bagues provennant d'autres pays. 10 données d'échanges de site de ponte, soit au cours d'une même saison, soit au cours de différentes saisons ont pu être enregistrées sur notre territoire. Une synthèse est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous. Cette synthèse alimentera, un rapport régional sur la ditribution des tortues luth dans le Nord-Est de la Caraïbe. |
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