• Tortue imbriquée dans un bassin

             • Tortues marines et EDD à Basse-Terre
             • Anse-Bertrand s'engage pour les tortues marines
             • Un film sur les actions du Réseau et les tortues marines
             • Recrudescence du braconnage
             • Fins des suivis pour les écovolontaires de Kap Natirel

Une tortue imbriquée dans un bassin à Vieux-Bourg : une étrange histoire

 

Ce n’est pas la première fois qu’une tortue se retrouve dans le bassin de Vieux-Bourg, sauf que cette fois ci, ce ne sont pas les personnes qui l’y ont mise qui ont alerté les membres du Réseau comme lors de la capture accidentelle du 20 octobre 2008 (lire l'artice ici).

Après près de 48h passées dans le bassin, une riveraine soucieuse de l’avenir de la tortue prévient le coordinateur du programme pour signaler sa présence et l’éventuel risque de braconnage. En effet, des rumeurs courent sur le fait que des tortues capturées en mer sont parfois conservées dans ce bassin avant d’être découpées (rumeur non confirmée). Les agents de l’ONCFS se sont immédiatement déplacés sur zone le 7 octobre 2009 afin de remettre la tortue à la mer ou au centre de soins si son état de santé l’avait nécessiter. La tortue a pu être sortie du bassin grâce à une senne improvisée avec le soutien de riverains, la tortue imbriquée en bonne santé a été mesurée et baguée avant sa remise à l’eau à l’aide d’un bateau mis à disposition par un pêcheur (CCL : 66cm ; bagues FWI 4537/FWI 4550).

Il reste toutefois à élucider le mystère de l’arrivée de la tortue dans ce bassin : tentative de braconnage ou souhait d’aider la tortue ?

Si une tortue est en difficulté et qu’elle nécessite des soins, il est important d’avertir en amont les forces de police comme l’ONCFS ou la gendarmerie, avant son transport. En effet, sans l’aval des forces de police cet acte pourrait être considéré comme du braconnage. Il serait dommage qu’une personne souhaitant aider une tortue soit prise pour un braconnier.

 

Article rédigé par Eric DELCROIX - ONCFS

 

photo:ONCFS 2009
Tortue imbriquée

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photo:ONCFS 2009
Le bassin de Vieux-Bourg
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Les tortues marines au coeur d'un projet au développement durable (EDD), Circonscription de Basse-Terre

Dans le cadre d’un projet intitulé « Jardin de terre, Jardin de mer », KAP Natirel intervient aux côtés des enseignants du 1er degré pour sensibiliser leurs élèves aux problématiques liées à l’environnement marin.

C’est dans ce cadre que le mercredi 14 octobre 2009, de 8h30 à 12h, s’est tenue une conférence à l’auditorium de Basse-Terre auprès de quelques 200 enseignants.

Cet évènement était présidé par Christophe DASSEUX, inspecteur de l’Education Nationale pour la circonscription de Basse-Terre.

Deux intervenants se sont succédés: Henri JOSEPH, docteur en pharmacognosie (volet "jardin de terre"), et Sophie LANDRY pour KAP Natirel (volet "jardin de mer").

Le docteur Joseph a mis en avant la richesse de la pharmacopée traditionnelle guadeloupéenne, et a abordé en particulier les bienfaits des plantes alimentaires, pleines de vertus et pourtant de moins en moins en vogue dans les cuisines.

Sans transition aucune (il est rappelé que la viande ou les oeufs de tortues marines n'ont aucune vertu médicinale ou aphrodisiaque et leur consommation est par ailleurs strictement interdite), Mlle Landry a développé les différentes problématiques de conservation du milieu marin, en se basant sur la fragilité d’un animal emblématique des eaux de l’archipel : la tortue marine.

La présentation a été introduite par un film d’une quinzaine de minutes sur les actions du Réseau Tortues Marines Guadeloupe et les menaces pesant sur ces animaux. Un diaporama présentant les interactions entre récifs, herbiers, et mangroves, a ensuite été présenté, pour permettre aux enseignants de considérer les trois principaux écosystèmes marins de la Guadeloupe comme autant de parcelles à entretenir et surveiller, avec leurs élèves pour jardiniers!

 

Merci à Nadine CHRISTON, chargée de mission EDD à l’académie, Nadine VIEL-FISCHER et Alice MARIE, personnes-ressources pour l’EDD sur la circonscription de Basse-Terre, pour cette belle initiative.

Un grand merci également à la SARA, pour son soutien à la diffusion du film .

Anse-Bertrand: La Chapelle moins éclairée en saison des pontes

 L'anse La Chapelle, située sur la commune d'Anse Bertrand est un site de ponte de tortues marines. Tortues imbriquées et tortues vertes y viennent régulièrement déposer leurs oeufs, de mai à novembre.

 

Depuis le dernier championnat de surf organisé sur la plage, plusieurs spots (pas de surf, mais des luminaires!) éclairaient la mer et la plage toute la nuit, ce qui est source de dérangement pour les femelles, comme pour les nouveaux-nés (voir aussi les archives 2008).

 

Les bénévoles du Nord Grande-Terre (voir aussi article ci-dessous) ont tôt fait de signaler la menace à l'ONCFS, qui a rédigé un courrier à l'intention de la mairie, en avril 2009.

Une rencontre avec la commune a été organisée, et les élus ont offert une oreille attentive à la cause des tortues marines: depuis le 15 juillet, un disjoncteur arrête les éclairages sur La Chapelle à partir de 21h30.

 

Depuis cette date, plusieurs montées de femelles ont été observées sur la plage, alors qu'aucune n'avait été constatée pendant la période d'éclairage.

 

Une preuve supplémentaire, s'il en fallait une, de l'importance des bénévoles dans le plan de restauration des tortues marines, pour constater sur le terrain les entraves à la conservation de ces reptiles, et de l'efficacité de la concertation menée par l'ONCFS.

 

Un grand merci aux élus d'Anse-Bertrand pour leur engagement.

 

photo: Hélène Brault

La Chapelle, 2009.
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Un film sur les tortues marines en Guadeloupe soutenu par la SARA

Lors de la saison des pontes 2008, les bénévoles du Réseau Tortues Marines Guadeloupe ont accueilli pendant les patrouilles de nuit, un journaliste venu réaliser une séquence de quelques minutes illustrant les actions de Kap Natirel, et en particulier le projet "Ansanm, Ansanm an nou sové toti"*.

De Fajou à Marie-Galante en passant par St-François ou les Saintes (pour les images sous-marines), le reporter a enregistré suffisamment de moments forts, pour lui donner envie d'en faire un documentaire de 14 minutes. Une première partie aborde la biologie et le cycle de vie des tortues marines, une deuxième, les menaces et les actions mises en oeuvre par le Réseau pour tenter d'y pallier.

La SARA, partenaire du projet de sensibilisation, a été séduite par les images, et la perspective de les utiliser comme support pédagogique.

Ainsi, grâce à son soutien financier, Kap Natirel va pouvoir acquérir les droits de diffusion dans les écoles et lors des manifestations environnementales auxquels l'association participe (Fête de la Nature, Semaine de l'environnement, Journée Mondiale des Océans...).

Les guadeloupéens vont donc avoir autant d'occasions supplémentaires d'être informés sur la protection de ces espèces menacées, patrimoine naturel à préserver.

Un merci tout particulier à la SARA pour ce soutien, et à tous les partenaires humains et financiers du projet.

Séquence de tournage à St-François, 2008.
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Lacher de tortue imbriquée


* Ce projet de sensibilisation a pour outil principal le kit pédagogique développé en 2007 et 2008, et éditée en 200 exemplaires à destination des écoles élémentaires de l'archipel. Un CD-Rom viendra prochainement s'ajouter aux 24 activités pédagogiques existantes, de même que 5 nouvelles activités (1er trimestre 2010).

.voir aussi les archives pour de plus amples détails sur ce projet.

 

Recrudescence du braconnage

Alors que le Réseau Tortues Marines Guadeloupe fête ses 10 ans, que les sympathisants se font de plus en plus nombreux, et que les actions menées portent progressivement leurs fruits, les menaces pesant sur les tortues marines constituent plus que jamais un combat à mener avec l’aide de tous.

Parmi elles, le braconnage semble en recrudescence et inquiète les membres du Réseau.

A chaque fois, le signalement de ces constats/flagrants délits permet de mettre en place les moyens nécessaires à la limitation et la punition du braconnage.

Depuis le début de la saison des pontes 2009, de nombreux cas de pillage de nids et d’enlèvement de femelles venues pondre ont été constatés sur l’ensemble de l’archipel, et notamment : à la Pointe des Châteaux sur des nids, le long du littoral sud de Port-Louis, sur la plage de la Chapelle à Anse-Bertrand et sur celle de Grande- Anse à Marie-Galante.

Ce dernier cas (nos photos) a été observé le 29 août 2009 au matin, par des randonneurs, membres du Réseau.

La tortue, une femelle imbriquée de 92 cm (longueur courbe de la carapace), a été trouvée attachée « ventre en l’air » par les quatre pattes dans la forêt littorale. Elle avait par ailleurs la patte avant droite prisonnière d’un filet de pêche, dont le ou les braconniers (vu la taille de l’animal, il paraît surprenant qu’un seul homme puisse retourner une tortue vivante) se sont servis pour immobiliser la tortue.

Un couteau laissé sur place porte à croire que le(s) braconnier(s) s’apprêtaient à la découper avant d’être surpris par les promeneurs, ou l’avaient abandonnée là pensant revenir plus tard dans la journée, pour pouvoir procéder discrètement à son écarissage.

Une fois détachée et remise « à l’endroit », la tortue a heureusement pu recouvrer ses esprits et rejoindre la mer. La bague posée sur sa patte gauche permettra de la reconnaître si la femelle est observée à nouveau, en mer ou en ponte.

La capture de tortues marines, quel qu’en soit le but (consommation, élevage, fabrication d’objets…), est interdite en Guadeloupe depuis 1991.

Ce délit est passible de 9 000€ d’amende et de 6 mois d’emprisonnement (code de l’environnement).

Même si aujourd’hui, il y a plus de tortues marines sur notre archipel qu’il y a 20 ans, les effectifs sont considérés comme très nettement insuffisants pour présumer de la conservation des espèces. Ces animaux restent fortement menacés et leur augmentation nécessite une application stricte de la loi, ainsi qu’une protection de leurs habitats, dont font partie les plages.

photo : photo:S.Pedurthe/KN 2009
Tortue imbriquée

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S.BEDEL/KN 2009
Remise à l'eau
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Fins des suivis pour les écovolontaires de Kap Natirel

Retour à la mer de Patayo, une tortue luth à St-François .
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Du 1er juin à la mi-septembre, dix écovolontaires se sont succédés au sein de l'équipe de suivi du pic de ponte de l'association Kap Natirel. Tous les 10-15 jours, les changements de secteurs étaient l'occasion de découvrir de nouvelles plages, et de nouveaux enjeux de préservation (circulation de véhicules sur les plages, braconnage, échouages, destruction de la végétation...).

Formés à la lecture des traces et à la manipulation des tortues marines, ces jeunes passionnés sont rapidement devenus des guides de choix, pour toutes les personnes qui sont venus découvrir le travail du Réseau sur les plages.

Au total, ce sont plus de 100 suivis de nuit et 150 comptages de traces (le matin) qui ont été réalisés par les écovolontaires et les encadrants (Alexandra Le Moal et Sophie Bédel), sur 7 secteurs (Fajou, Petite-Terre, Marie-Galante, la Côte-au-vent, le Nord Grande-Terre, le Sud Grande Terre et le Nord Basse-Terre), en soutien aux bénévoles locaux.

Un article sur les données recoltées par Kap Natirel sera prochainement mis en ligne.

Pour beaucoup de bénévoles du Réseau, les suivis continuent jusqu'à fin novembre :

Bon courage à eux, et merci à tous pour le temps passé sur les plages!

Accès aux archives cliquez ici

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