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Nouvelle étude sur les tortues verte en cours à Petite Terre

Au début du mois de décembre, une étude sur les tortues vertes (Chelonia mydas) a débuté à Petite-Terre. Elle est réalisée par Léa Lange, dans le cadre de sa deuxième année de Diplôme Universitaire de +Césure et de son master en Comportement Animal et Humain de l’Université de Rennes 1.

L’association Titè et l’ONF, co-gestionnaires de la Réserve, souhaitaient approfondir leur suivi des populations de tortues marines en alimentation présentent dans le lagon de Petite-Terre. Le protocole mis en place a été discuté entre la Réserve, l’association Titè et Eric Delcroix (chargé de mission de l’association Titè et encadrant de la stagiaire) et permettra d’étudier la fidélité des tortues marines à leur(s) site(s) d’alimentation. Les tortues vertes sont herbivores et fréquentent donc en majorité les herbiers marins au cours de la journée. L’objectif du protocole est de déterminer si les tortues vertes du lagon présentent des préférences au niveau individuel pour certaines zones du lagon. Est-ce que tel individu favorise plus telle zone du lagon plutôt qu’une autre ?

Pour cela, le lagon est prospecté régulièrement en Palme-Masque-Tuba. A chaque tortue rencontrée, sa tête et plus précisément les écailles situées sur ses joues sont photographiées. Ces écailles diffèrent d’une tortue à une autre et permettent alors une identification de l’individu. Il s’agit en fait d’un protocole de photo-identification. Lors de ces rencontres, la localisation GPS, le type de sol sur lequel la tortue est située, la taille, le sexe, le comportement au moment de la détection, la réaction à l’approche ainsi que la visibilité dans l’eau sont notés. Les données comportementales serviront à étudier l’impact que le protocole pourrait avoir sur le comportement des tortues.

En parallèle, un protocole permettant de déterminer l’effectif de la population présente dans le lagon a été optimisé à son échelle pour obtenir un résultat le plus fiable possible. Il consiste à parcourir le lagon en réalisant des transects, c’est à dire des trajets fixes partant d’un point A vers un point B, matérialisés par des flotteurs colorés. Au cours de ces transects, toutes les tortues rencontrées sont décomptées.

Enfin, un troisième et dernier protocole cherche à déterminer le degré d’impact que peuvent avoir le tourisme et les suivis scientifiques sur le comportement des tortues. Pour cela, des caméras sont disposées dans le lagon pour filmer les tortues en notre absence. Les vidéos ainsi obtenues seront ensuite comparées à des vidéos prises en notre présence.

Les résultats de ce suivi seront communiqués courant Juin 2016.

Léa Lange – TITE

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