Equipe de Petite-Terre à la recherche de traces ©E. Delcroix

Formation des gardes de Petite-Terre au suivi des pontes : les tortues vertes sont de la partie.

Les 26 et 27 mai, Eric DELCROIX a profité du début de la saison des pontes et de l’arrivée de nouveaux gardes pour faire une formation sur Petite-Terre. Ces îlets sont un lieu de ponte très accueillant pour les tortues imbriquées et les tortues vertes. Le suivi a débuté dès 2001 par comptage traces et a permis de dénombrer entre 150 et 200 pontes par an.

Le suivi sur ce site est important, les plages font partie de celles sélectionnées dans le cadre du protocole de suivi de la dynamique des populations. Sur Terre-de-Bas, 6 à 7 comptages par mois sont prévus entre février et novembre et sur Terre-de-Haut 3 comptages sur cette même période. Des suivis de nuit sont organisés entre juin et septembre avec le renfort de l’association Kap’Natirel.

Au cours des 2 jours, seules des anciennes traces de tortues imbriquées et de tortues vertes ont été repérées sur les 2 îlets. Elles ont servi de support pour apprendre à interpréter les traces (espèces, succès de ponte, datation,…).  Aucune observation lors de la surveillance nocturne sur Terre-de-Haut.

Toutefois, 2 émergences de tortues vertes ont été observées (dates de ponte estimées : 1-5 mars) et il a été possible de faire le taux de réussite sur le nid à voûte à cabrit (94,5% = super succès à l’éclosion). L’autre taux de réussite sera fait par les gardes un peu plus tard.

Ces anciennes traces et ces émergences témoignent que l’activité tortue marine est riche en ce début d’année sur Petite-Terre, notamment pour les vertes. Ces pontes de tortue verte entre février et avril restent un mystère : s’agit-il de pontes « accidentelles » ou bien d’une véritable « petite-saison » avant  le « gros de la saison » entre mi-juillet et mi-octobre.

Pour les équipes de terrain actives dès mars, vos données sont importantes et notamment celles concernant les vertes (même si généralement c’est la période où nous cherchons des luths). L’accumulation de données en début de saison nous permettra certainement de mieux comprendre la saison des pontes chez la tortue verte. La génétique pourrait également apporter des informations.

Pour ceux et celles habilité(e)s, n’hésitez pas à prélever des échantillons de tissus sur les tortues vertes en ponte tout au long de l’année ou éventuellement sur les embryons morts.

 

Eric Delcroix – ONCFS