Ouragan Maria - VIIRS image captured by NOAA’s Suomi NPP satellite — Rapid Response - LANCE, Domaine public

Conséquences du passage des cyclones sur nos îles

Conséquences de l’ouragan Irma sur Saint Martin

« Saint-Martin se préparait à célébrer les 20 ans de sa réserve naturelle et n’avait pas invité Irma à se joindre aux festivités. En quelques heures, les vents de près de 360 km/h de ce cyclone sans précédent ont réduit à néant les fruits de 20 ans de travail. Pour notre patrimoine naturel, les dégâts sont considérables. Les mangroves ont été anéanties. Les fonds marins et notamment les coraux, qui souffraient déjà des effets du changement climatique, ont été ruinés. Une multitude de déchets, emportés par les éléments, pollue l’ensemble des espaces protégés du littoral et des étangs. »  https://reservenaturelle-saint-martin.com/

La réserve naturelle de Saint Martin a réalisé un bilan des impacts et des actions à mener, consultable ici : Réserve Naturelle Saint Martin – journal spécial IRMA

N’hésitez pas à soutenir les actions de la réserve, pour la sauvegarde des derniers espaces naturels de l’île et pour l’aider à retrouver sa beauté originelle : https://www.gofundme.com/reserve-naturelle-stmartin-vs-irma

Conséquences de l’ouragan Maria sur les plages de Guadeloupe

Le 18 septembre dernier, la Guadeloupe est en alerte rouge cyclonique pour le passage prévu de l’ouragan Maria. Cet ouragan de catégorie 5, passé en plein cœur de la Dominique, a aussi lourdement impacté la Guadeloupe : des rafales à plus de 200 km/h sur le sud de la Basse Terre et plus encore sur l’archipel des Saintes, une forte houle avec des vagues au large estimées à 8m qui, conjuguées à une surcote estimée à 40 cm, qui ont provoquées des submersions sur les parties basses du littoral.

Les plages ont donc été particulièrement touchées, et par là même les sites de ponte des tortues marines.

Petit bilan de ce qui a pu être observé par le RTMG après le passage de cet ouragan :

Les Saintes et le sud de la Basse Terre sont les secteurs les plus visiblement impactés, avec à la fois une perte de sable et de végétation, et beaucoup de déchets en haut de plage.

De manière plus globale, beaucoup de plages ont subies des pertes de sable et de l’érosion, plus ou moins importantes selon la situation de la plage, et cela a malheureusement pu provoquer la destruction de nids :

Plus d’une dizaine de nids détruits ont été signalés, mais leur nombre est probablement bien plus important, notamment du fait des submersions qui, si elles n’ont pas mis le nid à découvert, ont pu le recouvrir et causer la mort des embryons. Beaucoup de repères de localisation de nids ayant été détruit par la même occasion, il sera toutefois difficile de quantifier avec précision le nombre total de nids impactés.

A l’inverse, certaines plages se sont engraissées en sable, comme ici à l’Anse à la Gourde (Saint François), où les poteaux des enclos de régénération sont pratiquement recouverts.

L’ONF va intervenir dans les semaines à venir sur les sites dont il est gestionnaire, afin de remettre en état le mobilier, les barrières et enclos de régénération, et d’évacuer les plus gros déchets.

Merci à l’ensemble du réseau pour les remontées d’informations, et le suivi continu des plages guadeloupéennes.