Étude sur la mortalité des tortues marines causée par les débris anthropiques et nettoyage des plages

Une équipe du Royaume Uni a travaillé sur les causes de mortalité des tortues marines du monde entier, et en particulier sur les cas de tortues retrouvées entravées par des débris d’origine anthropique, tel que les anciens filets de pêche.

L’équipe a utilisé à la fois les données publiées dans la littérature scientifique et les avis d’experts, de scientifiques et de professionnels travaillant sur la conservation des tortues marines partout dans le monde, dont le RTMG et la base du réseau échouage pour la Guadeloupe.

L’étude complète, en anglais, est disponible ici : Entanglement_manuscript_Preprint   /    Entanglement Manuscript Tables-Preprint

Les résultats de l’étude font état de 5.5% des échouages de tortues causés par un enchevêtrement dans des débris, avec 90% des tortues retrouvées mortes. La plupart des débris responsables de ces échouages sont des engins de pêche « fantômes », c’est-à-dire du matériel de pêche perdu ou mis au rebut. La plupart des experts consultés estiment que cette menace a plus de conséquences sur les populations de tortues marines que la pollution par les hydrocarbures, le changement climatique ou encore l’exploitation directe. En revanche, l’ingestion de plastique et les prises accessoires de la pêche restent des menaces prépondérantes.

Les solutions proposées pour y remédier insistent sur l’importance de la collaboration entre les différentes parties prenantes, notamment les réseaux échouages, le secteur de la pêche et la communauté scientifique.

Une raison de plus pour continuer nos efforts en matière de suivi des échouages, et bien sûr du nettoyage des plages. A l’occasion, un grand bravo à l’association l’École de la Mer pour l’organisation des journées de nettoyage du littoral guadeloupéen qui se sont tenues fin octobre, et aux associations, institutions et bénévoles qui ont répondu à l’appel !

Nettoyage du littoral, on en parle :

http://www.ecoledelamerguadeloupe.com/actualite2.php#jrn1017

http://reservesdesiradepetiteterre.com/nettoyage-du-littoral-sur-lile-de-la-desirade/

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/environnement/mangrove-plages-et-fonds-marins-les-ecocitoyens-en-action-454306.php

 

Le plan national d’action en faveur des tortues marines renouvelé pour les 10 prochaines années !

Le plan d’actions tortues marines des Antilles françaises est arrivé à échéance en 2016. Face aux menaces encore nombreuses sur ces espèces et au constat de leur statut de conservation défavorable, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) et le Ministère de la Transition écologique et solidaire ont validé sa reconduite pour une durée de 10 ans sur les territoires de la Guadeloupe, Saint-Martin et de la Martinique.

 

Outil stratégique et actions opérationnelles

 

PNAUn Plan National d’Actions (PNA) participe à l’objectif national de stopper la perte de biodiversité en définissant les actions nécessaires pour la conservation des espèces protégées et menacées. Il a pour but d’assurer le maintien ou le rétablissement de ces espèces dans un état de conservation favorable sur le long terme.

Le prochain PNA Tortues marines, d’envergure régionale, abordera par exemple la protection et la gestion des habitats marins et terrestres, la conciliation des activités de pêche avec la protection des tortues marines, la gestion des échouages et de nombreuses autres actions dont la poursuite des suivis scientifiques et la sensibilisation du plus grand nombre.

Initié et piloté par les Directions de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL) de Guadeloupe et de Martinique, ce PNA est construit et mis en œuvre dans la concertation avec l’ensemble des partenaires qui agissent sur le terrain : associations, services de l’Etat, collectivités, scientifiques, acteurs socioprofessionnels, gestionnaires d’espaces naturels, usagers, etc.

Cet outil de mobilisation collective apportera une dynamique supplémentaire pour la protection des tortues marines, facilitant, au-delà d’une meilleure cohérence des actions, une mobilisation active de financements, auprès de bailleurs de fonds publics et privés.

 

Calendrier et mise en œuvre

Après une année de transition, entre évaluation du précédent plan d’action et changement d’animateur du réseau, le nouveau plan est en cours de rédaction par le bureau d’étude Impact Mer. Les ateliers de concertation avec l’ensemble des partenaires et les réunions techniques se tiendront jusqu’à la fin de l’année, pour une finalisation de la rédaction du plan en début d’année 2018.


Suite au retrait de l’ONCFS, l’animation des réseaux d’acteurs et la coordination des actions de ce PNA sont confiées à l’Office National des Forêts (ONF) de la Guadeloupe et de la Martinique. En attendant la publication de ce tableau de bord, l’animation, grâce à la mobilisation du RTMG et de ses bénévoles, a pu poursuivre les actions en faveur des tortues marines : suivi des pontes et des aménagements sur les plages, consolidation du réseau échouages, rencontre des acteurs, formation des agents et sensibilisation du public, tout en montant les dossiers de financements nécessaires au bon fonctionnement du futur plan d’action.

 

 

 

 

25 ans de protection des tortues marines : les Kozé toti du mois de novembre

25 ans de protection des tortues marines :  les Kozé toti du mois de novembre

Le 19 novembre 1991 entrait en vigueur l’arrêté de protection intégrale des tortues marines en Guadeloupe, premier département d’outremer à prendre une telle mesure.

25 ans plus tard, les actions déployées par le Réseau Tortues Marines Guadeloupe (RTMG), ses partenaires et ses bénévoles ont permis d’améliorer la situation, même si des menaces persistent.

Pour célébrer cet anniversaire, l’Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS) coordonne jusqu’à la mi-décembre un programme d’actions tout autour de l’archipel, incluant des sorties sur le terrain, des animations et une large communication à destination des scolaires et du grand public.

 

Télécharger le programme

 

En novembre, retrouvez nous :

 

A Baie-Mahault, du 3 au 5 novembre à Destreland

Exposition gratuite dans le cadre de la semaine de l’Environnement

par l’ONCFS

Stand d’information sur les espèces et moyens de leur suivi / préservation

par les associations Kap Natirel et Le Gaiac

 

A Vieux-Habitants, le 6 novembre, plage de Simaho

Exposition / stand toute la journée

par l’Association Evasion Tropicale

 

A Port-Louis, du 16 au 30 novembre, à la Médiathèque

Exposition gratuite toute la journée

Kozè Toti – visite guidée gratuite, le 23 novembre à 15h

Kozè Toti – Conférence gratuite, le 19 novembre à 15h

Renseignements au 0590 20 38 22/0690 35 39 03

par ABC Mer

A Saint-François, le 20 novembre, en partenariat avec la Gratiféria

Exposition gratuite toute la journée

par AEVA

A Bouillante, le 20 novembre, plage de Malendure

Exposition / stand toute la journée

Kozè Toti – Conférence gratuite, à partir de 17h, sous le grand Carbet

par l’Association Evasion Tropicale

A Sainte-Rose, du 24 au 26 novembre, salle Beauperthuis

Exposition / stand toute la journée

Kozè Toti – Conférence gratuite, le vendredi 25 novembre à partir de 18h

Kozè Toti – visite guidée gratuite, le samedi 26 novembre

par l’Association LeEvasion Tropicale

A Pointe-Noire, le 27 novembre, plage de Anse Caraibes

Exposition / stand toute la journée

par l’Association Evasion Tropicale

 

 

SEATAG 4.16 Valérie, cinquième tortue équipée

Dans le cadre du programme de suivi satellitaire SEATAG 4.16, 4 femelles de tortues imbriquées ont été équipées en activité de ponte en août 2016.

Voir article : http://www.tortuesmarinesguadeloupe.org/seatag-4-16-de-nouvelles-tortues-tracees-par-satellite/

 

Valérie, la cinquième tortue imbriquée équipée en Guadeloupe.

 

Une cinquième et dernière balise devait être posée d’ici la fin de la saison.

Malgré plusieurs nuits de suivis sur des plages du nord Basse Terre avec les équipes du Gaiac, de l’ONF et du PNG, nous n’avons pu concrétiser la pose d’une balise sur ce secteur.

Le 14 septembre 2016, Natacha, bénévole sur le secteur du Gosier prévient l’équipe scientifique du projet, qu’elle attend une remontée de tortue imbriquée le soir même !

Vers 23h30, la tortue tant attendue sorti enfin de l’eau sous les yeux de Natacha et de Patrick de l’ONF. Trois heure plus tard, après quelle ait pondu et que l’équipe du soir ait positionné la balise, Valérie repartie à l’eau…

 

Mais où sont-elles ?

 

Le suivi par satellite permet de mieux connaître leurs déplacements entre chaque ponte, leurs trajets migratoires et tenter d’identifier leurs zones de résidence hors période de ponte.

Plus de deux mois après que la première femelle de tortue imbriquée ait été équipée, les 5 femelles ont fini leur saison de ponte.

 

  • Aretha, équipée le 8 août sur une plage de Saint François, elle est revenue à une reprise pour pondre à nouveau non loin sur le même plage où elle a été équipée. Depuis, elle reste dans un secteur situé entre Petite Terre et la Pointe des Chateaux. Les déplacements de cette tortue laissent à penser qu’Aretha est une tortue « locale » qui réside toute l’année à proximité de la Guadeloupe. Ce constat est particulièrement intéressant, car les tortues sont considérées comme des espèces migratrices.
  • Sophie, équipée le 29 août sur la façade ouest de Marie-Galante, elle a pris la direction du nord jusqu’au nord de Barbuda. Elle y est présente depuis plusieurs semaines.
  • Mélina, équipée le 25 août à Trois Rivières, cette femelle est actuellement au sud-est de la République Dominicaine
  • Deseade, individu balisé à Petite-Terre, ne transmet pour l’instant pas de position et n’a pas été revue à ce jour.
  • Valérie, équipée le 14 septembre, cette tortue imbriquée est dans le sud de la République Dominicaine, non loin de la frontière avec Haïti.

Veuillez trouver ci-joint la carte des dernières localisations respectives.

Sainte –Anne, la collaboration des bénévoles avec le Club Med

Depuis 2012, sous la dynamique de Sophie Lacas, un groupe de bénévole s’est constitué sur les communes du Gosier et de Sainte-Anne pour assurer le suivi des pontes des tortues marines.

Bien que située à proximité du bourg de Sainte-Anne, plage de la Caravelle dite « du Club Med » est un site de ponte des tortues marines (imbriquées notamment). Plusieurs pontes par an sont recensées sur ce site très fréquenté.

Afin de préserver ce site, une convention partenariale a été établie en 2014 entre l’ONCFS pour le réseau tortues marines et le Club Med.

La formations des employés, l’appui techniques pour préserver la végétation en place et diminuer la pollution lumineuse font partie des missions menées par le réseau.

Au cours de la saison 2016, la qualité des suivis réalisés par les nombreux bénévoles du secteur, aidés par les remontés d’informations du personnel du Club et des agents de sécurité a permis de recenser pratiquement toutes les activités de tortue au cours de la saison.

Pour certaine d’entre elles, situées directement sur la plage du Club Med, une protection physique a été mise en place par les services techniques du Club, pour éviter qu’elles ne soient détruites accidentellement par des enfants qui creusent, un parasol planté dans le sable, …

Félicitation aux bénévoles, Gaelle, Natacha, Michel, Annie, Valérie, Laurene, Yannick, Sandra et Vanessa qui travaillent en étroite collaboration avec les agents du Club Med.

La coordination remercie également vivement les interlocuteurs du Club Med pour les actions menées pour la préservation des tortues marines sur la plage de la Caravelle.

 

Suite à des travaux menés par Pierre & Vacances sur leur plage, ayant permis le réensablement de celle-ci, des tortues marines sont revenues pondre. Les actions menées par Gaelle en partenariat avec les responsables de cet établissement ont permis de préserver les pontes.

Suivi des pontes, bilan de la saison 2015 !

Depuis 1999, les partenaires et bénévoles du RTMG participent aux suivis des activités de ponte des femelles de tortues marines.

Ces suivis réalisés au cours de la saison de ponte des tortues marines, s’étalant de début mars à fin octobre, permettent d’identifier les zones de ponte, les espèces présentes et d’évaluer leur abondance.

Pour ce faire, deux protocoles ont été élaborés :

1 : Le dénombrement des femelles en pontes

Ce suivi consiste à repérer de nuit des femelles en activité de ponte. Réalisé par des personnes disposant d’autorisations administratives au titre des espèces protégées, il permet l’observation directe des tortues en ponte. A cette occasion, des mesures et marquage des individus à l’aide de bagues métalliques à numéro unique sont opérées.

2 : Le comptage des activités (traces, nids) des femelles

Ce travail consiste à inspecter une plage plusieurs fois par semaine pendant la saison de ponte et de compter le nombre de traces de montée de tortue. A partir de la trace, il est possible de connaître l’espèce et d’évaluer s’il y a eu succès de ponte ou non.

Le comptage traces permet de compter sur un site le nombre de pontes par espèce sur la saison.

 

 

Quelques chiffres de la saison 2015 !

Près de 245 sites prospectés à l’échelle de l’archipel Guadeloupéen et des iles du nord (Saint Martin & Saint Barthélemy).

7191 suivis dont 6398 comptages de traces et 793 suivis nocturnes

1892 activités* comptabilisées de tortues imbriquées

779 activités* comptabilisées de tortues vertes

202 activités* comptabilisées de tortue Luth

*le nombre d’activité ne correspond au nombre de ponte, mais au nombre de traces pouvant être laissées par plusieurs femelles au cours de la saison !

420 tortues observées en ponte

105 nouvelles tortues baguées

188 contrôles de tortues déjà commues du RTMG

Parmi les infos recueillies par le contrôle des bagues, on retiendra :

  • Une tortue Luth observée en ponte en 2015 à Trois Rivières, baguée pour la première fois en ponte à la Grenade ;
  • Une tortue imbriquée contrôlée à plusieurs reprise en ponte en 2013 et 2015 à la Barbade, retrouvée malheureusement morte sur une plage du Moule
  • Une tortue imbriquée nommée « Caterpillar » contrôlée pour la 4ème fois, 10 ans après sa première rencontre avec les patrouilleurs du réseau

 

La coordination tient à féliciter les acteurs qui ont contribué à la réalisation de ces suivis en 2015, permettant ainsi d’enrichir la connaissance de ces espèces protégées sur les iles de l’archipel Guadeloupéen et des iles du nord.

Merci à Thomas Delhotal et Lucita Fumont pour avoir recueilli, vérifié et archivé l’ensemble des données pour 2015.

Livret sur les tortues, réalisé par des enfants

Récit et illustration d’un formidable projet mené par les élèves de CM2 de Boersch, en Alsace.

L’idée est partie d’un exposer à réaliser par mon fils, sur un animal de son choix. Les tortues marines ont retenu sa faveur !

Après de nombreuses recherches au sein de la bibliothèque et renseignement pris auprès de l’ONCFS de Guadeloupe, qui assure l’animation du réseau tortue marines, Louis a présenté son travail à ses camarades de classe.

Devant l’engouement des élèves pour cet animal, un projet de création d’un livret intitulé « La vie et protection des tortues de mer », fut mené  par l’enseignante Chantal Clar et moi-même (en tant qu’animatrice pour des projets pédagogiques).

Le but étant de sensibiliser les enfants aux problèmes de la protection de l’environnement et plus particulièrement des tortues marines.

De façon plus collective, par groupe de 3 ou 4 ils ont interprété la question « De là ou tu habites, que pourrais-tu faire pour participer à la protection de Tortue de Mer ? ». Concernés, attentifs ils ont pris des notes. Les documents, dessins et réflexions ont ensuite été matérialisés dans un livret.

L’ensemble de ce projet est une belle aventure, un partage Nos enfants adultes de demain ont su transmette leur investissement et connaissances au-delà de l’école.

Nathalie Sartori

Télécharger le visuel du livret

25 ans de protection des tortues marines : les Kozé toti du mois d’octobre

25 ans de protection des tortues marines :  les Kozé toti du mois d’octobre

Le 19 novembre 1991 entrait en vigueur l’arrêté de protection intégrale des tortues marines en Guadeloupe, premier département d’outremer à prendre une telle mesure.

25 ans plus tard, les actions déployées par le Réseau Tortues Marines Guadeloupe (RTMG), ses partenaires et ses bénévoles ont permis d’améliorer la situation, même si des menaces persistent.

Pour célébrer cet anniversaire, l’Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS) coordonne jusqu’à la mi-décembre un programme d’actions tout autour de l’archipel, incluant des sorties sur le terrain, des animations et une large communication à destination des scolaires et du grand public.

 

En octobre, retrouvez nous :

 

A la Désirade, du 10 au 16 octobre à la Capitainerie

Exposition gratuite ouverte du lundi au vendredi de 6h à 18h, le samedi et dimanche de 6h à 16h.

Kozè Toti – conférence grand public le vendredi 14 octobre, à partir de 18h

« Résultats des suivis à la Désirade et Petite Terre »

par Eric Delcroix (Association Titè)

 

A Saint-Martin, le 19 octobre à la MJC de Sandy Ground

 Kozè Toti – exposition / conférence grand public mercredi 19 octobre, à partir de 18h

 « Les tortues marines à Saint-Martin »

par Julien Chalifour (Réserve Naturelle de St-Martin) et Sophie Bédel (ONCFS)

 

A Saint-Barthélemy, du 21 au 23 octobre à la Capitainerie

 Exposition gratuite le vendredi 21 octobre, de 9h à 11h30 et de 13h à 15h30

Kozè Toti – conférence grand public vendredi 21 octobre, à partir de 19h

« Les tortues marines »

par l’équipe de l’Agence Territoriale de l’Environnement et Sophie Bédel (ONCFS)

Sorties découvertes gratuites, le samedi 22 octobre, découverte des tortues marines en palmes, masque et tuba

Exposition gratuite le dimanche 23 octobre de 15h à 18h

Dans le cadre des 20 ans de la Réserve naturelle de Saint Barthélemy, conférence à l’AJOE le samedi 22 octobre à 18h30.

Sauvetage d’une tortue blessée par une flèche de fusil de chasse sous-marine

Samedi 17 septembre, un touriste avertit en fin de matinée la Gendarmerie de Terre-de-Haut (commune des Saintes), qu’une tortue marine est blessée, mais vivante, sur la plage de Pompierre. Arrivés sur place, les Gendarmes constatent que l’animal, une tortue verte Chelonia mydas (un mâle adulte de plus d’un mètre et plusieurs centaines de kilos) est très affaibli par la présence d’une flèche de chasse sous-marine dans le cou*.

Le CROSSAG (Ctre Rég.Opérationnel Surveillance Sauvetage Antilles Guyane) prévient aussitôt la coordination du réseau tortues marines pour mobiliser les acteurs du RTMG au sauvetage de ce mâle.

Sollicité par la Gendarmerie, l’équipe de la SNSM des Saintes accepte de transporter la tortue blessée jusqu’à Trois-Rivières, où des bénévoles  de l’association Kap Natirel (habilités à la manipulation et transport de cette espèce protégée), la prennent en charge, afin qu’elle puisse être soignée.

Le centre de soins hébergé à l’aquarium, actuellement en travaux ne peut malheureusement accueillir cette tortue.

Le Docteur Leveque, un des vétérinaires référent du RTMG est alors sollicité pour diagnostiquer l’état de santé de cette tortue et procéder à des radios permettant de visualiser l’insertion de la flèche dans le cou de l’animal.

Par chance, la trajectoire de la flèche a évité toute partie vitale.

Grâce à l’astuce d’un bénévole présent pour la manutention, lui-même chasseur-apnéiste, la flèche est retirée sans avoir à inciser.

Après une nuit de convalescence, la vigueur de la tortue est impressionnante, au point qu’un relâcher est programmé dans la matinée. Elle retrouvera l’eau à la mi-journée, moins de 24h après sa découverte aux Saintes.

Au total, ce sont près d’une trentaine de personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de cette opération, du chargement aux Saintes à la remise à l’eau dans le Grand Cul-de-Sac marin.

Pour l’ensemble des manipulations, il aura fallu à chaque étape 4 à 5 personnes pour soulever et maintenir la tortue.

Le RTMG tient à tous les remercier et en particulier :  la personne qui a signalé l’animal, tous les manutentionnaires, les Gendarmes des Saintes, de Saint Claude et de Baie-Mahaut, l’équipe de la SNSM aux Saintes, Cédric (club de plongée Pisquettes), le CROSSAG, le personnel naviguant des navettes des Saintes, les bénévoles de Kap Natirel, et le Dr Frederic Leveque, sans qui l’intervention n’aurait pas été possible.

En espérant que la blessure cicatrise bien, et que l’animal n’attise pas à nouveau les convoitises !

 

* Les tortues marines étant strictement protégées sur tout le territoire national, et depuis 25 ans en Guadeloupe, cette prise pour cible constitue un acte de braconnage passible de prison et d’une forte amende.

Sophie Bédel – ONCFS

Première tortue baguée à Saint Barthélémy

Située au nord de la Guadeloupe, l’ile de Saint Barthélémy est concernée par le plan de restauration des tortues marines aux Antilles françaises.

Crée en 2013, l’Agence Territoriale de l’Environnement (ATE) de Saint Barthélémy (qui gère entre autres la réserve naturelle marine de Saint Barthélémy) assure le relai de la coordination des actions menées en faveur des tortues marines.

Cecile Berton, animatrice pédagogique eu sein de l’Agence, anime le réseau de bénévoles qui participe aux suivis des pontes de tortues marines.

Chaque année, une vingtaine de bénévoles encadrés par les agents de l’ATE arpentent la petite dizaine de plages de l’ile dont bons nombres d’entre elles sont considérées comme des sites de pontes.

Bien que les premières données de pontes remontent au début des années 80, rares sont les occasions d’observer des femelles de tortues en ponte.

En effet, l’urbanisation croissante engendrant une disparition des habitats, une désertion des sites liée à de la pollution lumineuse, et une forte fréquentation nocturne des plages durant la saison touristique, font que seulement quelques dizaines d’activité de ponte sont recensées chaque année sur cette ile.

Le vendredi 9 septembre dernier, à l’occasion d’une soirée de formation de suivi des pontes des tortues marines, l’équipe d’un soir a eu le plaisir de constater vers 22h30 sur une plage du sud de l’ile, une trace de « montée » de tortue imbriquée.

Le bruit généré par les projections de sable témoigne que cette femelle est actuellement en train de creuser son nid sous un raisinier.

Aussitôt, l’ensemble des bénévoles répartis sur plusieurs plages se retrouvent pour écouter dans l’obscurité, les mouvements de cette espèce protégée, rarement observée en ponte à Saint Barthélémy.

Une fois la tortue en action de ponte (c’est seulement lors de cette phase que les scientifiques peuvent intervenir pour effectuer les marquages et mesures biométriques) Cécile et Karl, tous deux agents au sein de l’ATE ont eu le plaisir de marquer la première tortue à l’aide de bagues métalliques positionnées sur les nageoires antérieures.

 

D’une longueur courbe de carapace de 89 cm, cette femelle doit vraisemblablement fréquenter les plages de l’ile depuis plusieurs dizaines d’années.

Il aura fallu une petite heure à « Antoinette » (nom donnée à cette tortue) pour reboucher et camoufler consciencieusement son nid avant qu’elle ne reparte à la mer sous les yeux émerveillés des spectateurs.

 

Souhaitons lui encore de belles saisons de pontes, et qu’elle fasse à nouveau le plaisir des bénévoles de Saint Barthélémy !

Merci à Jean-Jacques d’avoir immortalisé cette soirée.

Félicitation à l’ATE pour le travail mené avec ses bénévoles en faveur des tortues marines.

 

 

Pour retrouver les actions menées par l’Agence Territoriale de l’Environnement.

http://www.comstbarth.fr/reserve_naturelle.aspx

https://www.facebook.com/reserve.naturelle.sbh